Projet ARBRES : quels rôles pour le fruitier en ville ?

Le projet ARBRES vise à explorer les conditions socio-écologiques d’implantation de l’arbre fruitier comestible à Bruxelles, dans un contexte d’Anthropocène, et à comprendre comment celui-ci peut participer à la résilience du système alimentaire et à une série de services écosystémiques.

  • Dans un contexte d’Anthropocène, de pic pétrolier et de changements climatiques, quel peut être le rôle de l’arbre fruitier en ville ?
  • Quels fruitiers sont adaptés à ce contexte, ainsi qu’aux contraintes des différents milieux urbains ?
  • Comment planter le bon arbre au bon endroit ?
  • Quelle gestion et gouvernance pour des fruitiers urbains ?
  • Comment limiter les mésusages des fruitiers ?
  • Comment valoriser, transformer, distribuer les récoltes de manière solidaire ?
  • Comment améliorer la sécurité alimentaire ?

Pour répondre à ces questions, et à d’autres qui émergeront encore, le Centre d’écologie urbaineVelt Brussels vzw, Bruxelles Environnement et les administrations communales d’Uccle et de Forest lancent une recherche participative (Co-create 2021-2024).

S’inscrire comme co-chercheur/euse

Qu’est-ce qu’un verger partagé ?

Etudes

Où trouver des paniers de légumes à Bruxelles ?

Vous vous demandez certainement où trouver de délicieux légumes produits au sein de la capitale ? Et puis, comment soutenir nos maraichers et une agriculture durable ? Nous vous avons dressé une liste de tous les paniers bruxellois, car c’est bien en mangeant qu’on peut soutenir cette agriculture de demain !

Bien qu’indispensable, le métier de maraicher est difficile et très peu rémunérateur. Il est primordial de les soutenir, et quand c’est en circuit ultra court, c’est encore mieux financièrement pour eux.

Les paniers et le modèle CSA version autocueillette assurent au maraicher un revenu juste, fixe et stable. C’est donc une très belle manière de soutenir l’agriculture paysanne ! C’est bien évidemment aussi la meilleure façon de consommer des produits frais, riches en vitamines et en nutriments tout au long de l’année.

Il y a de plus en plus de maraichers à Bruxelles qui proposent un service de paniers hebdomadaires.

Les voici :

Si vous ne trouvez pas votre bonheur là-dedans, nous vous invitons à regarder sur le site des GASAP qui propose énormément de paniers fournis par des producteurs belges (même si ce n’est pas bruxellois, c’est bien aussi bien sûr ) : Pour les mangeurs – Le réseau des GASAP.

Article rédigé en collaboration avec le Guichet d’Economie Locale en Agriculture Urbaine (GEL AU). Pour plus d’informations, n’hésitez pas à contacter l’adresse gelau@villagepartenaire.be 

Documentation

Hydroponie, aéroponie, bioponie et aquaponie, des techniques utiles en RBC et dans un contexte de réchauffement climatique ?

Article rédigé par Green SURF, septembre 2022

C’est quoi tout ça ? encore du High Tech ?

L’hydroponie est la culture de plantes réalisée sur un substrat neutre et inerte (de type laine de roche) irrigué d’un courant de solution qui apporte les sels minéraux et nutriments essentiels à la plante. Elle existe depuis des siècles mais est devenue un mode de production intensive depuis la 2e moitié du XXème siècle et est couramment utilisée. Aujourd’hui, 75% de nos salades belges sont produites en hydroponie.

La bioponie est une forme d’hydroponie biologique car elle utilise des engrais biologiques, provenant de ressources organiques plutôt que chimiques. Ces ressources organiques sont multiples, il peut s’agir de déjections animales, de compost, de résidus de l’industrie agro-alimentaires, etc. Ces résidus organiques contiennent donc les nutriments essentiels à la plante mais sous une forme complexe, organique, qui ne peuvent pas être absorbée directement par les plantes. Ce sont alors les microorganismes, les bactéries, les champignons, etc. qui vont dégrader cette matière et la minéraliser, pour en libérer les nutriments sous forme minérale qui pourront alors être absorbés par la plante. Ce phénomène de dégradation et de minéralisation des résidus organiques se produit naturellement dans l’environnement, dans les sols, ce qu’on va tenter de reproduire avec la bioponie. La bioponie est donc plus complexe que l’hydroponie conventionnelle parce que les microorganismes y ont une importance et il y a un tout un travail de digestion de la matière, qui demande de trouver un moyen efficace pour dégrader et minéraliser les résidus organiques. Des recherches ont lieu actuellement à Gembloux, au C-RAU (Centre de Recherches en Agricultures Urbaines de l’ULiège), afin de valoriser des déchets organiques (tels que les fientes de poules) comme source de fertilisants pour la bioponie. L’objectif du C-RAU est de :

  • créer des procédés de création de solutions nutritives à partir de diverses matières organiques. A ce jour, les solutions nutritives étudiées sont à base de déjections animales et il est prévu de passer au recyclage de divers effluents agricoles, comme les reliquats de stations de biométhanisation. Ensuite, ces procédés pourront être adaptés pour les pays du Nord et du Sud.
  • simplifier les systèmes de production hydroponiques afin de les rendre plus accessibles, de diminuer la dépendance à l’électricité et de recycler divers matériaux locaux.

En France, l’Institut de Recherche national Astredhor réalise des expérimentations sur l’hydroponie en fertilisation organique afin de viser le « zéro intrant de synthèse ». L’enjeu est de transformer l’azote organique en azote minéral assimilable par les plantes.

L’aéroponie, enfin, est un système dans lequel les racines ne s’ancrent pas sur un substrat, les racines sont maintenues dans le vide, à l’intérieur d’une chambre d’aspersion. La solution nutritive est pulvérisée sur les racines à intervalles réguliers. Constamment exposées à l’oxygène et à l’humidité, ces dernières atteignent leur potentiel d’absorption maximal. La technique aéroponique se prête mieux en intérieure car les racines étant à l’air libre, elles sont beaucoup plus sensibles à des changements de température, qu’il faut dès lors maintenir à température constante pour un meilleur rendement.

Ces techniques ont plusieurs avantages :

  • Systèmes de production en recyclage total (aucun rejet vers le milieu extérieur, très faible consommation en eau et en engrais, apports d’eau et d’engrais optimisés au plus près des besoins de la plante)
  • Réalisable en low-tech (matériaux recyclés pour la fabrication des systèmes et valorisation de déchets organiques comme fertilisants)
  • Apporte un élément de réponse aux limitations en ressources en eau douce et à la dégradation des sols
  • Bioponie : contribution à l’atténuation des changements climatiques via un affranchissement des engrais chimiques et des pollutions générés par ceux-ci
  • Renforcement des capacités de production locales permettant d’améliorer la résilience alimentaire des populations impactées par les changements climatiques
  • Produire et distribuer dans la même ville permet une traçabilité totale tout au long du cycle de production
  • En intérieur, contrôle des paramètres de la culture (climat, fertilisation, etc.) et donc conditions optimales pour le développement de la plante : cela permet ainsi d’augmenter les rendements
  • En intérieur, protection contre les bioagresseurs sans recours à des intrants de synthèse.

Et à Bruxelles du coup ?

Ces techniques ont donc de nombreux atouts à partager, toutefois cela nécessite une réflexion et conception du projet en symbiose avec le bâti : si la structure demande une portance spécifique, elle est beaucoup plus facile et économique à intégrer dans un projet de construction neuve plutôt que de rénovation. Un système de récupération d’eau de pluie et une citerne à grande capacité sont nécessaires pour éviter de puiser dans les nappes phréatiques ou l’eau de ville. Une synergie avec une activité annexe dégageant de la chaleur et du CO2 pouvant être réinjectée dans des serres a plus de sens que de devoir fournir 100% de chaleur (voir projet Interreg GROOF). Dans le cadre d’activité professionnelle et à vocation nourricière, les espaces doivent être pensés avec des professionnels de l’hydroponie et pas uniquement des architectes (évitons, par exemple, les marches entre un lieu de production et le monte-charge, pensons aux largeurs des allées pouvant accueillir des euro-palettes, privilégions le pratique à l’esthétique, etc.).

Ces techniques de production sont donc particulièrement intéressantes dans des contextes urbains tels que Bruxelles où les zones de pleine terre sont réduites, les sols parfois pollués, une densification croissante, une abondance de déchets organiques, une chaine alimentaire mondiale de plus en plus fragilisée, mais également dans un contexte de vagues de chaleur et sécheresse (l’hydroponie et ses dérivés consomment en effet 80 à 90% moins d’eau que les techniques pleine terre).

De telles initiatives existent déjà à Bruxelles, ainsi que d’autres techniques visant à réutiliser de déchets organiques biologiques, tels que Permafungi, récupérant le marc de café bio de restaurateurs comme substrat pour sa culture de champignon.

Et on n’oubliera pas la magie de l’aquaponie !

L’aquaponie est une technique qui couple l’hydroponie à un bassin piscicole, récupérant les déjections des poissons comme nutriments pour les plantes. Il s’agit à nouveau de produire des végétaux mais également des protéines animales dans une logique d’économie circulaire et d’utilisation raisonnée de l’eau. Les villes sont des lieux de production intéressants mais peu adaptés à de l’élevage et du bétail, l’aquaponie permet ainsi d’introduire en ville dans des zones diverses (caves et toitures notamment) une production de protéines animales.

Mieux que la pleine terre ?

Evidemment, il faut maintenir le plus de terres non artificialisées possible en ville, notamment pour prévenir les îlots de chaleur et infiltrer l’eau dans le sol. Lorsqu’un terrain pleine terre est disponible, il faut privilégier des techniques de production alimentaire pleine terre ou simplement des aménagements favorisant l’infiltration de l’eau et préservant la biodiversité.

Toutefois, ces zones sont de plus en plus rares et il reste important de pouvoir produire une partie de son alimentation en ville et à proximité. Il existe aujourd’hui de nombreux espaces inusités : friches, parkings, toitures par exemple. L’hydroponie et ses dérivés ont l’avantage d’être des techniques de production plus légères que la culture en bac/terre et donc plus propice à s’installer en hors sol car demandant une portance moins élevée (400kg/m² en moyenne). Pensons aux grandes toitures de hangars et zones logistiques ou zoning semi-industriels, aux toitures de supermarchés, qui ont parfois plusieurs milliers de m² vides alors qu’il pourrait y pousser l’alimentation du quartier. Ces surfaces permettraient d’installer une activité supplémentaire et nécessaire à nos villes qui se densifient et de créer des emplois non délocalisables.

Et ça se vend en Europe ?

Aujourd’hui, ces techniques sont répandues dans le monde. En Europe, ce sont les Pays-Bas qui l’utilisent le plus (sur environ 4600 hectares), suivis de l’Espagne, l’Allemagne et la Belgique. En ce qui concerne l’espèce la plus cultivée en hydroponie, il s’agit de la tomate, suivie de la fraise, du concombre, du poivron et de la laitue (Gazeau, 2004). En Belgique, 75% des salades vendues en supermarché sont produites en hydroponie, mais malheureusement pas en bioponie (https://dailyscience.be/12/11/2018/a-gembloux-les-legumes-ont-les-pieds-dans-leau/).

Hydroponie va avec agro-écologie ?

Bruxelles s’est dotée d’une stratégie alimentaire qui vient d’être revue, Good Food 2.0, et qui pour atteindre un système alimentaire résilient suit la théorie et la pratique de l’agroécologie. Ce mouvement inclusif vise des pratiques créatives dans lesquelles une coopération optimale avec la nature est centrale. Le résultat est un modèle agricole innovant, dans lequel l’Homme et la Nature se renforcent mutuellement à partir de leurs liens étroits. Au sein d’un contexte urbain, l’agroécologie invite à repenser le rapport entre les producteur·rice·s, les citadin·e·s et leur contexte environnemental et social, et à concilier l’activité humaine et la préservation des écosystèmes naturels. Elle peut être définie par un certain nombre de principes qui guident un modèle économique écologique et résilient et mettent en avant les questions de souveraineté et de sécurité alimentaire, et d’autonomie des agricultrices et agriculteurs. Ceux-ci sont replacés au centre des systèmes alimentaires, non seulement comme fournisseurs, mais aussi comme décideurs de ces nouveaux systèmes alimentaires.

La bioponie permettra de placer l’hydroponie dans ce cadre agroécologique. En effet, un des enjeux est de pouvoir se détacher des engrais de synthèse pour se tourner vers des nutriments organiques, à base de déchets et matières organiques, justement abondantes en ville.

Enjeu climatique

Outre cet enjeu et l’importance d’une alimentation de proximité, il est important de se tourner vers une alimentation de saison. Des tomates cultivées en Belgique en hiver, sont certes locales, mais leur empreinte carbone reste élevée : pour les produire, les serres doivent être chauffées et illuminées par LEDs, deux éléments énergivores. Les ressources énergétiques nécessaires au chauffage et à l’éclairage des serres peuvent d’ailleurs représenter jusqu’à 40 % des coûts de production. En cette période de crise climatique et énergétique, impactant l’inflation actuelle, ces produits sont voués à renforcer la crise et à augmenter drastiquement leurs prix.

Finalement, en tant que consommateur, nous avons un grand rôle à jouer : acheter et manger mieux c’est renvoyer un signal, c’est augmenter la demande de produits en accord avec les principes agroécologiques et ainsi soutenir les agriculteurs dans leur transition.

Documentation

Brochure "Manger bien, jeter moins"

Se nourrir : un besoin primaire mais aussi un plaisir ! Le plaisir de manger sain et équilibré, de savourer des aliments goûteux et de saison, de redécouvrir les savoir-faire culinaires… Mais un plaisir qui a un revers : le gaspillage alimentaire !

Chez les ménages bruxellois, le gaspillage alimentaire représente plus de 12 % du poids de la poubelle blanche : la moitié représente des aliments entamés mais non terminés, un quart est constitué de restes de repas et un quart des aliments jetés sans même avoir été entamés. Ce gaspillage est pourtant un enjeu concret, directement lié à la consommation, aux déchets et au changement climatique. Les impacts négatifs du gaspillage alimentaire sont réels : pour les ménages, les collectivités, l’environnement et l’économie.

Cette brochure nous invite à réduire le gaspillage : économies et plaisir à la clef ! Elle répond à de nombreuses questions, propose trucs et astuces et encourage à l’action : nous, consommateurs, nous avons le pouvoir de réduire ce gaspillage ! Que ce soit avant, pendant ou après nos achats, la préparation et la consommation des repas, chez nous ou à l’extérieur.

Réduire le gaspillage alimentaire, c’est le défi que Bruxelles Environnement a lancé en participant au projet européen GreenCook. Au menu : des actions dans les cantines de collectivités, les écoles, les grandes surfaces, des actions de sensibilisation du grand public, comme cette brochure.

Documentation

Pot’Albert goutte-à-goutte

Le Pot’Albert est un potager collectif en intérieur d’îlot, dans le quartier du Square Albert Ier à Cureghem, Anderlecht. Au-delà des activités potagères, cet espace favorise la dynamique citoyenne dans le quartier et rassemble ses habitant·e·s et associations à travers différents types d’activités (culturelles, artistiques, festives...).

 

Une ambitieuse dynamique de rénovation du potager collectif a été mise en place en 2021, structurée autour d’un projet-pilote d’irrigation goutte-à-goutte. Le système récupère l’eau de la toiture de l’école voisine, l’Athénée Royal Léonard Da Vinci, et l’amène vers les cuves pour stockage intermédiaire. 8 nouvelles cuves de 1000 L sont ainsi distribuées dans le périmètre du potager et chaque cuve alimente entre 4 et 6 parcelles à travers un réseau de distribution et de diffusion goutte-à-goutte. Cet arrosage est fait par le moyen d’un dispositif de pompage alimenté par des panneaux solaires. Les jardinier·e·s sont responsables de l’entretien du système dans leurs secteurs d’arrosage.

Les jardinier.e.s ont pu compter sur l’accompagnement du PCS Albert et de l’asbl L’institut de la vie pour le montage et la gestion du projet. Pot’Albert goutte-à-goutte été conçu et mis en place par Arnaud Collignon en collaboration avec élèves et enseignant.e.s de la section électricité de l’Athénée Royal.

Ce projet a été subsidié par Bruxelles Environnement dans le cadre de l’appel à projets citoyens Inspirons le Quartier - volet Good Food en 2021.

Projets inspirants

Les Webin'AU du Facilitateur en Agriculture Urbaine

Créés à destination des acteurs de l’aménagement du territoire, les « Webin’AU », formations courtes en ligne, sont complémentaires aux évènements comprenant des visites de terrain. lls permettent de comprendre les cadres stratégique et réglementaire, de découvrir les techniques de production en pleine terre et hors sol, les typologies d’usage et leurs spécificités techniques. Les services proposés par le Facilitateur en Agriculture Urbaine et les expertises du consortium y sont également présentés. 

Cette page rassemble le contenu des Webin'AU déjà passés.

 

WEBIN'AU n°6 (07/12/2023) - Contrats de mise à disposition & L'eau, un enjeu à anticiper (projets citoyens)

L’objectif du Webin’AU du 7 décembre 2023 était de mieux comprendre les différentes options des contrats de mise à disposition d'un terrain pour un projet en agriculture urbaine, et également d'aborder la question de l'eau comme un enjeu à anticiper pour l'agriculture urbaine.  

  • Intervenant·e·s : Noémie Hisette (Green SURF),  François Lohest (ERU) et un témoignage de Pauline Lemaire du Début des Haricots. 
  • Modératrice et présentatrice du FAU : Caroline Bini (Groupe One)
  • Programme :
    • Accueil et présentation du FAU – Caroline Bini (Groupe One) - [Présentation (pdf)]
    • "Contrats de mise à disposition pour projets professionnels" - Présentation des différents types de contrats possibles par François Lohest (ERU) et un témoignage de Pauline Lemaire du Début des Haricots - [Présentation (pdf)]
    • "L'eau, un enjeu pour les projets d'agriculture urbaine : quels sont les besoins et comment les anticiper ?" - Présentation par Noémie Hisette (Green Surf) - [Présentation (pdf)]

 

 

 

WEBIN'AU n°5 (14/11/2023) - Contrats de mise à disposition & L'eau, un enjeu à anticiper (projets d'agriculture urbaine professionnels)

L’objectif du Webin’AU du 14 novembre 2023 était de mieux comprendre les différentes options des contrats de mise à disposition d'un terrain pour un projet en agriculture urbaine, et également d'aborder la question de l'eau comme un enjeu à anticiper pour l'agriculture urbaine.  

  • Intervenant·e·s : Noémie Hisette (Green SURF),  François Lohest (ERU) et un témoignage de Pauline Lemaire du Début des Haricots. 
  • Modératrice et présentatrice du FAU : Caroline Bini (Groupe One)
  • Programme :
    • Accueil et présentation du FAU – Caroline Bini (Groupe One) - [Présentation (pdf)]
    • "Contrats de mise à disposition pour projets professionnels" - Présentation des différents types de contrats possibles par François Lohest (ERU) et un témoignage de Pauline Lemaire (Début des Haricots) - [Présentation (pdf)]
    • "L'eau, un enjeu pour les projets d'agriculture urbaine : quels sont les besoins et comment les anticiper ?" - Présentation par Noémie Hisette (Green Surf) - [Présentation (pdf)]

 

 

 

WEBIN'AU n°4 (17/04/2023) - Comment mettre en place un projet d'AU  

L’objectif du Webin’AU du 17 avril 2023 était de donner les bases du « comment » aux aménageur·euse·s et développeur·euse·s (qu’ils ou elles soient privé·e·s ou public·que·s) n’ayant pas encore développé de projet concret en agriculture urbaine (propriétaires, communes, CPAS, gestionnaires immobiliers, développeur·euse·s privé·e·s, sociétés de logement…).

  • Intervenant·e·s : Candice Leloup (Green SURF) et Bastien Dullier (ERU)
  • Modératrice et présentatrice du FAU : Caroline Bini (Groupe One)
  • Programme :
    • Accueil et présentation du FAU
    • Agriculture Urbaine, de quoi parle-t-on ? Portrait de l’AU et raisons d’être – Caroline Bini (Groupe One)
    • Faisabilité et aspects techniques – Candice Leloup (Green SURF)
    • Aspects réglementaires et urbanistiques : application des règles existantes et retours d’expérience – Bastien Dullier (ERU)

Présentation de Caroline Bini (Groupe One) - FAU et portrait de l'AU

Présentation de Candice Leloup (Green SURF) - Faisabilité et aspects techniques

Présentation de Bastien Dullier (ERU) - Aspects réglementaires et urbanistiques

 

Webin'AU de 2021

  • Intervenant·e·s : Haissam Jijakli (Green SURF) et Catherine de Zuttere (ERU).
  • Modératrice et présentatrice du FAU : Caroline Bini (Groupe One).

 

Webin'AU n°1 (01/06/2023)

  • Stratégies bruxelloises pour une alimentation et villes durables et portrait de l’AU dans la RBC
  • Présentation générale des techniques de production agricole (de la pleine terre au hors sol) – Exemples en Belgique ainsi qu’à l’international
  • Typologies d’usage (types communautaires, commerciaux, résidentiels…)

Présentation de Catherine de Zuttere (ERU) - Stratégies AU en RBC

Présentation de Haïssam Jijakli (Green SURF) - Raison Techniques Typologies_AU

 

Webin'AU n°2 (15/06/2021)

  • Aspects réglementaires du bâtiment et de l’aménagement du territoire : application des règles existantes et perspectives d’évolution
  • Typologies techniques et exemples d’installation d’AU sur le bâtiment (parcelle, murs, indoor, toiture…)
  • Systèmes de production agricoles liés au bâtiment et leurs spécifications techniques (portance, besoin en eau, en énergie…) : indoor

Présentation de Catherine de Zuttere (ERU) - Aspects réglementaires du bâtiment et de l’aménagement du territoire

Présentation de Haïssam Jijakli (Green SURF) - Systèmes de production agricoles liés au bâtiment et leurs spécifications techniques

 

Webin'AU n°3 (29/06/2021)

  • Bruxelles agricole hier, aujourd’hui, demain ! Comment concilier l’AU, le logement, le développement de la ville ?
  • Typologies techniques et exemples d’installation d’AU sur le bâtiment (parcelle, murs, indoor, toiture…)
  • Systèmes de production agricoles liés au bâtiment et leurs spécifications techniques (portance, besoin en eau, en énergie…) : murs végétaux et toitures (techniques liée à la terre, à l’hydroponie et à l’aquaponie, que ce soit en plein air ou sous serre)

Présentation de Haïssam Jijakli (Green SURF) - Techniques de production en toiture

Présentation de Catherine de Zuttere (ERU) - Bruxelles agricole hier, aujourd’hui, demain ! Comment concilier l’agriculture urbaine, le logement et le développement de la ville ?

Documentation

Heyvaert au naturel

Le projet Heyvaert au Naturel est porté par un groupe de citoyennes qui se réunissent à la WAQ à Molenbeek et se mobilisent pour promouvoir une alimentation durable, saine et équilibrée. Convaincues que manger est un acte politique, elles se questionnent, discutent et réfléchissent à leurs modes de consommation. Bien manger, c’est en effet prendre soin de son corps, de la terre et des producteurs !

« Nous avons appris à manger autrement. » (Amina)

« Avec le groupe, nous avons appris à manger sainement, et on se rend compte que c’est bon. Chaque fois, on apprend énormément. » (Zahra)

À travers l’organisation de divers ateliers de cuisine, le groupe s'ouvre à de nouveaux horizons culinaires : cuisine végétarienne ou lacto-fermentation par exemple. Il se penche sur l’assiette quotidienne en se préoccupant de la provenance des produits consommés et de leur prix, mais aussi en veillant à éviter le gaspillage. Il organise également des visites (potagers collectifs, boulangerie artisanale) pour mettre en avant l’importance de se nourrir autrement et démontrer la possibilité de participer de manière active à la production des légumes et fruits.

« Le bio reste difficile d’accès pour les familles avec un petit budget, mais il y a des choses que maintenant j’ai achetées car elles sont au même prix qu’au marché et aussi meilleures pour la santé. » (Habiba)

« Avant, je pensais que sans viande ce n’était pas bon, et maintenant je suis contente de tester et faire différemment. » (Deya)

« Apprendre de nouvelles méthodes, de nouvelles techniques d’utiliser les épluchures est super intéressant et pratique pour le faire dans la vie quotidienne. » (Clémence)

 

Un potager en toiture

Heyvaert au Naturel, c’est aussi un potager sur la toiture de la WAQ. Le groupe a construit des bacs, les a plantés et les entretient soigneusement au fil de saisons. Cela permet de produire ses propres herbes aromatiques (surtout) mais aussi de s’essayer à des tâches inédites pour beaucoup…

« On a commencé avec presque rien… et maintenant on regarde le potager et on est fières. » (Amina)

« Faire les ateliers et participer au potager m’a donné beaucoup de courage et force. » (Deya)

 

Le désir de transmettre 

Le groupe veille aussi à transmettre ses apprentissages. Il partage notamment le savoir-faire acquis avec les enfants qui fréquentent la WAQ le mercredi après-midi.

La fête de quartier est aussi un moment important sur ce plan : lors de la dernière édition, les femmes du groupe ont organisé un atelier ouvert à tous et toutes pour la fabrication de citrons confits. Elles ont aussi pris en charge la préparation du buffet, entièrement cuisiné avec des produits bio, des invendus et des plantes aromatiques du potager. Cela donne aussi aux porteuses de projet un autre regard et un autre attachement au quartier.

 

Créer du lien

Heyvaert au Naturel, c’est encore partager des moments ensemble, en cuisinant, en travaillant dans le potager, en construisant des bacs ou en organisant des ateliers et événements.

« Nous sommes comme une grande famille dans laquelle on partage des savoir-faire, on papote, on s’encourage, on n’est pas d’accord parfois, mais c’est normal aussi, c’est ça la vie d'une famille. » (Zahra)

Le groupe devient ainsi un espace de découvertes, un espace ou l’on franchit ses propres limites, où l’on s’engage autrement et où l’on prend confiance... 

« Je ne savais pas que j’étais capable d’arriver à faire tout ça ! » (Hanan)

 

Ce projet a été soutenu par Bruxelles Environnement dans le cadre de l’appel à projets citoyens Inspirons le Quartier - volet Good Food en 2021.

Projets inspirants

Les Petites Cantines Bruxelles

Cuisiner et manger ensemble des produits locaux et de saison

Le projet Les Petites Cantines Bruxelles est porté par un groupe de citoyen·ne·s qui organisent des banquets de quartier participatifs dans divers lieux à Ixelles.

Le principe est simple : les participants sont invités à cuisiner ensemble, puis à partager le repas avec d’autres convives. Les menus sont principalement élaborés à partir d’invendus récupérés dans les commerces locaux (90 % des fruits et légumes) et, pour le reste, ils font appel à des produits de saison et issus du circuit court. Ces banquets permettent ainsi de sensibiliser les participants, par le "faire ensemble", à une alimentation saine et anti-gaspi.

Ces banquets amènent également les participants à assumer d’autres tâches comme mettre le couvert, faire la vaisselle… Ce travail en équipe est extrêmement stimulant pour les participants comme pour les organisateurs ; chacun s’implique et cela participe à la prise de conscience de notre capacité individuelle et collective d’agir en faveur d’une société plus durable et solidaire.

 

Un projet créateur de liens

Les banquets sont aussi des moments de convivialité et de plaisir partagé qui visent à lutter contre la solitude en ville. Des habitants de tous âges et tous horizons se mêlent pour préparer et partager les repas. Ce projet autour de l’alimentation durable favorise ainsi la mixité sociale, culturelle et générationnelle.

Tout le monde est bienvenu aux banquets, même si le nombre de cuisiniers (une dizaine) et de convives (jusqu’à 50) est limité pour des questions pratiques. Afin de garantir l’accessibilité des banquets à tous, chacun paie ce qu’il veut, en fonction de ses moyens (prix libre).

 

Un projet qui prend de l’ampleur…

Face à l’engouement des participant·e·s, outre cinq banquets, le groupe des Petites Cantines a entrepris d’organiser d’autres activités visant à tisser des liens autour de l’alimentation : apéros ou goûters participatifs, balades découvertes (notamment des plantes comestibles), thé dansant avec goûter…

 

Ce projet a été soutenu par Bruxelles Environnement dans le cadre de l’appel à projets citoyens Inspirons le Quartier - volet Good Food en 2021.

Projets inspirants

Le Pain des Trois Arbres

Un projet qui fédère autour de la Good Food

Le projet est né de la volonté de tisser des liens entre les résidents de la Maison de Soin Psychiatrique Epsylon et leurs voisins. Quoi de mieux que la nourriture (saine !) pour développer une aventure commune ?

C’est donc autour de l’alimentation qu’un petit groupe composé de résidents de la Maison de Soins et de voisins s’est fédéré pour organiser des ateliers de production de pain de qualité avec des produits bio dans la boulangerie super-équipée d’Espsylon.

Parallèlement à ces ateliers réguliers, le groupe a aussi mis sur pied des ateliers « Good Food » à l’occasion de divers plusieurs événements « grand public » dans le quartier: atelier pain au levain et pizza et atelier infusion, jus de fruits et de légumes à l’occasion des Journées vertes, atelier cougnou au moment des fêtes de fin d’année, barbecue Good Food lors de la Fête de la musique…

 

« Faire ensemble » comme moteur de lien

Voisins et résidents s’impliquent ensemble ; le maître-mot est de co-construire les objectifs et de porter les activités en commun.  Le choix de susciter la rencontre autour du « faire ensemble » est aussi une manière de partager l’approche singulière de la Maison de Soins Psychiatriques et de ses ateliers, axés sur le rétablissement par l’activité et le mouvement.

Ce projet permet ainsi de créer un lien social fort entre les résidents de la Maison de Soins Psychiatriques et les habitants du quartier et de démystifier le secteur de la maladie mentale, par la mise en place d’ateliers culinaires divers. Il favorise aussi le partage et la transmission des techniques et recettes de boulangerie notamment et l’expérience de la « Good Food ».

 

Ce projet a été soutenu par Bruxelles Environnement dans le cadre de l’appel à projets citoyens Inspirons le Quartier - volet Good Food en 2021.

Projets inspirants

Oasis Heyvaert

L'Oasis Heyvaert est un espace de rencontre et de création de liens avec les habitant·e·s du quartier Heyvaert qui a démarré autour d'un projet de potager communautaire dans la cour du Circularium. De nombreuses activités permettant de créer du lien, de sensibiliser au réemploi, au compostage et à la transformation sont organisées régulièrement.

L'Oasis Heyvaert collabore avec différentes associations du quartier. C'est un espace de liberté, de rencontre et de réflexion pour les habitant·e·s et par les habitant·e·s, tout en verdure pour un quartier en transition.

Notre philosophie est de renforcer le bien-être au quotidien et d'ajouter un peu de nature dans notre quartier pour lutter contre l'exclusion sociale et la pollution urbaine.

Ce projet a été soutenu par Bruxelles Environnement dans le cadre de l’appel à projets citoyens Inspirons le Quartier - volet Good Food en 2021.

Projets inspirants