Une parcelle de test pour un potager à l'ombre - Récit d'une Guide Potager

J’occupe une parcelle dans les potagers familiaux du Carré Tillens. Cette parcelle a été considérée « non utilisable pour la culture par particulier ». Elle est mal située, trop à l’ombre. La production qu’on peut avoir ne suffit pas pour satisfaire les critères de la charte de Bruxelles Environnement. En 2024, Bruxelles Environnement m’a proposé d’en changer, mais avec le temps, je me suis attachée à mon lopin de terre. En accord avec Bruxelles Environnement et le Réseau des Guides Potager bruxellois, je l’ai gardé pour essayer des techniques et des légumes qui peuvent produire dans des conditions difficiles. J’espère qu’elles pourront aider à anticiper les évolutions climatiques.

MES QUESTIONS

En m’imaginant dans quelques années, avec un climat plus chaud, je me suis dit que peut-être nous devrons cultiver nos légumes à l’ombre. Quels légumes pourraient s’y plaire ? Nous risquons des pénuries d’eau, quels légumes peuvent se développer avec très peu d’eau ? Dans ma parcelle en terrasse, les limaces et les escargots viennent se nicher entre le bois des terrasses et la terre. J’ai tout essayé, elles hantent ma parcelle. Comment cultiver avec les limaces ? Ma parcelle longe un petit bosquet d’arbre. Elle se situe à l’est du bosquet. Elle manque de lumière et est très vite asséchée par les racines des arbres. C’est un handicap, mais est-ce que les arbres pourraient m’apporter quelque chose en échange ?

MON IDÉE

Nous savons qu’autour des plantes et, en particulier, des arbres se développe un réseau de mycorhizes. Une mycorhize est le résultat de l’association symbiotique entre du mycélium de champignons et les racines des plantes. Sans entrer dans les détails, tout se passe comme si les plantes mycorhizées bénéficiaient à travers les champignons de racines 100 fois plus grandes pour aller chercher de l’eau et des sels minéraux. C’est cette propriété que je souhaite tester. Dans un potager, quand nous bêchons ou quand nous mettons des antifongiques, nous détruisons ce réseau et les racines de nos légumes doivent se nourrir sans l’aide des champignons symbiotiques. C’est pour cela que la terre de potager nécessite autant d’apports réguliers. Je vais donc toucher le moins possible à la terre et déplacer le moins possible les légumes pour profiter de la mycorhization.
L’idée sera de créer une prairie comestible où les légumes se ressèment seuls. Mon rôle dans cette prairie sera de maintenir et augmenter la diversité. Je me donne 3 ans pour tester cette approche et voir si elle peut devenir productive.

LES LÉGUMES

Quels légumes s’épanouissent dans cette situation et cohabitent bien avec les autres ? Tout ne peut pas être cultivé à l’ombre, les tomates, par exemple, ne mûrissent pas dans ma parcelle, même les cerises. Certains légumes qui pourraient supporter la mi-ombre ne se développent pas sans apport d’eau, c’est le cas des betteraves. Je ne cultiverais plus de pommes de terre pour le moment, pourtant elles marchaient bien chez moi, mais elles demandent de bouleverser la terre.
J’ai aussi des légumes qui aiment bien ma parcelle comme la mâche, la bourrache, les blettes, l’ail de Chine ou l’ail des ours, le maceron et se ressèment spontanément. Mais peu de légumes classiques supportent mes conditions. En culture traditionnelle, en dehors des légumes que j’ai déjà cités, je devrais me limiter aux pommes de terre ou aux aulx. Je suis donc partie à la recherche de nouveaux légumes adaptés chez les grainetiers, mais aussi dans le « Capitulaire De Villis » ou dans les livres sur les jardins forêts ou les plantes sauvages comestibles. Je vous raconterais chaque année quels légumes m’ont réussi.

LE TRAVAIL

Le travail consiste à augmenter la diversité de ma prairie comestible, à découvrir les légumes qui poussent à l’ombre sans eau et profitent bien de la mycorhization. 

Les adventices

En ce qui concerne les adventices, la plupart ne posent pas de problèmes. Je les coupe ou les arrache et les mets sur le sol en guise de compost de surface. Celles qui me posent problème, ce sont les chiendents. Pour tenter de les éradiquer dans les potagers, généralement, on bêche. Mais je me le suis interdit. C’est en rencontrant Romain Van de Walle, chef-jardinier à l’Abbaye de Royaumont, lors d’une journée au « Début des haricots », que j’ai trouvé une piste. Il utilise des Rhinanthus pour affaiblir les graminées de ses prairies fleuries. Ce sont des semi-parasites, elles peuvent vivre seules, mais parasitent les graminées quand elles en trouvent. J’ai donc semé cet automne des Rhinanthus minor. Je vous raconterai.

Les limaces

L’expérience a déjà montré qu’après 4-5 ans de paillis, on voit proliférer les prédateurs des limaces. Mes pertes deviennent alors comparables à celle des autres parcelles autour de moi. Mais cette fois, puisque je veux une prairie qui se ressème, je ne peux donc pas utiliser les paillis. Je vais plutôt utiliser la densité des plantes. Mon hypothèse est que quand les plantes se densifient, les limaces piochent un peu partout. Chaque légume est moins attaqué. Pour le moment, cette technique réussit, je vous tiendrai au courant si cela change.

La récolte

Dans ce système, les légumes seront de moins en moins rangés puisque les semis sont appelés à devenir spontanés. Les légumes ne sont donc pas cueillis en grande quantité, plutôt en picorant, comme dans la cueillette raisonnée pour les laisser monter en graine.
J’aime les bouillons, les soupes ou les mescluns, cela me convient bien, mais cela vous conviendrait moins si vous voulez des conserves pour l’hiver. L’absence d’arrosage donne des légumes dont le goût est plus concentré. Personnellement, j’aime ça, mais certains de mes proches les trouvent parfois trop fort. Je les cuisine avec des aliments riches en umami comme les tomates, les champignons, le fromage ou la viande.

LE LÉGUME DE L’ANNÉE

Je peux déjà parler d’un légume que j’ai découvert en 2023, le maceron. C’est une Apaciée bisannuelle, il supporte la mi-ombre et ne craint pas les limaces. En saison sèche, le maceron se montre à peine, mais dès que l’eau arrive, il se développe et peut prendre 1 m². C’est un légume de la famille des céleris entièrement comestible. J’adore ses tiges confites à la manière de l’angélique. La recette est printanière, il faut choisir des tiges de l’année dernière, sinon, elles n’ont pas assez de goût. Les racines, vite fibreuses, remplacent le céleri rave pour parfumer les bouillons, mais je n’aime pas leur texture. A essayer : des pickles de racines toutes jeunes. Les feuilles
ont un goût prononcé, mais moins que l’ache des montagnes. Ses graines ont un goût poivré un peu amer, j’en donnerai l’année prochaine aux « Jardins Semenciers ». Les fleurs sont sympas dans les salades. L’exemple du maceron, très prolifique en année humide, anecdotique dans la sécheresse montre qu’on a besoin de plusieurs années pour vérifier si un légume est adapté.
Je teste pour les années prochaines les chrysanthèmes comestibles, le cresson de para et les crosnes.
 

Au plaisir de partager ces découvertes avec vous,

Projets inspirants

Diversifier ses sources de revenus en collaborant avec l’agriculture rurale ?

L’expérience du projet Interreg GROOF en matière de coaching de projets professionnels d’agriculture urbaine révèle que, bien que ces projets se multiplient ces dernières années, la définition d’un modèle économique viable reste complexe pour certains projets, tant les activités d’éducation et de revente des productions propres au projet, se révèlent parfois peu rentables. Parmi les solutions existantes pour améliorer la viabilité économique de tels projets, la diversification des sources de revenus en s’appuyant sur l’agriculture péri-urbaine ou rurale est une bonne alternative.

Découvrez ci-dessous, quatre projets d’agriculture urbaine avec serres sur toit qui sont parvenus à innover et à multiplier les partenariats avec des agriculteurs péri-urbains ou ruraux pour consolider leur modèle économique. Une motivation collaborative bénéfique pour l’agriculture urbaine et plus largement, utile pour relever les défis de résilience des villes du futur.

  1. PAKT (Anvers ) : 

Le projet PAKT à Anvers a débuté en 2017 sur un toit de 2.000 m2. La volonté de sensibiliser les citoyens à l’alimentation durable et la volonté de mettre en place une ceinture alimentaire autour de la ville d’Anvers étaient, et sont encore aujourd’hui, centrale pour le projet. Pour ce faire, PAKT a décidé de miser sur deux activités : 1) la mise en location de 1.500 m2 d’espaces de culture sur les toits pour les citoyens, sous forme d’abonnements annuels (80 abonnés). 2) la collaboration avec des maraîchers professionnels péri-urbains, qui sont membres de la coopérative PAKT. Leurs produits sont distribués via trois méthodes : un e-shop pour les restaurants, la vente hebdomadaire sur un stand mis à disposition par PAKT en bas du bâtiment, et la distribution de paniers alimentaires pour les abonnés. Au fur et à mesure des années, le projet s’est développé et a multiplié ses partenariats pour aboutir à cinq partenaires effectifs. Les revenus générés par cette activité représentaient en 2019 près des deux tiers du chiffre d’affaire de PAKT.  

 

  1. La Ferme Ouverte de Saint-Denis (Paris) & l’Entrepote (Schaerbeek) 

Ces projets, actuellement suivis par GROOF, ont créé des partenariats avec des agriculteurs péri-urbains en réponse à la crise Covid-19. Ces projets proposant de nombreux évènements, ils ont été directement impactés par la crise. Pour pallier cette perte importante de revenu, ils ont tous deux décidé de diversifier leur offre en proposant des points de collecte, paniers alimentaires, services de livraison, … avec des produits alimentaires dont la production est extérieure à leurs projets.  

Ce nouveau service a eu lieu lors du premier confinement pour l’Entrepote. Elle a permis de prendre en charge les différent frais/charges fixe pour cette période (mars 2020 – mai 2020). Malgré le succès de ce nouveau service, ils ont décidé de ne pas le réitérer cette stratégie lors du second confinement pour des raisons logistiques et financières. Cependant, ils ont en projet de proposer à l’avenir ce service en sous-traitant avec une entreprise spécialisée, en mettant à disposition leurs locaux.  

Pour la Ferme Ouverte de Saint-Denis, les produits complémentaires proposés dans un nouveau comptoir à la ferme (pommes, poires, …) ont rencontré un franc succès. La mise en place de cette nouvelle activité avait été facilitée par la place disponible sur la ferme, la possibilité de stockage en chambre froide et les liens existants de longue date avec d’autres fermes de la région. A l’avenir, ces services seront maintenus et diversifiés, en complément du maraichage et de la production hydroponique de la serre du toit de 360 m2 actuellement en construction.

  1. LUFA (Québec)

Enfin, pour compléter notre analyse de cas, nous voulions vous présenter un projet pionnier qui est en cours depuis 10 ans déjà : les fermes LUFA. Cette organisationa créé la première serre commerciale sur toit au monde à Montréal en 2011 et exploitent actuellement 12.000 m2 dans trois serres urbaines. C’est pourtant pour des raisons de rentabilité économique que LUFA a commencé à distribuer, en complément de ses productions en toiture, des produits issus d’agriculteurs péri-urbains en pleine terre (fruits et légumes de saison), des bouchers, fromagers et boulangers locaux. La distribution se fait via leurs différents magasins, leur site internet et des points de collecte. L’évolution de ce business model et la spécialisation dans la logistique a permis à LUFA d’accroitre son chiffre d’affaires en quelques années.  Aujourd’hui pérennes, les fermes LUFA réalisent entre 75% à 85% de leur volume de vente via cette activité de distribution en circuits-courts.

Les partenariats urbain-rural, un vecteur de réussite des projets d’agriculture urbaine ?

Au-delà des bénéfices économiques découlant pour les entreprises de cette diversification du business modèle, nous voyons en ces partenariats urbain-rural des intérêts vitaux pour le territoire. Ces collaborations permettent de recréer du lien entre les communauté rurales et urbaines, des rencontres, des apprentissages. Des communautés, qui par moment, malgré des préoccupations similaires, s’efforcent de s’éviter tant les contextes peuvent êtres différents. 

Bien sûr, ce type de collaboration n’est pas la solution miracle à tous les problèmes, et, celle-ci ne peut pas s’appliquer systématiquement dans tous les contextes.

Mais cette démarche collaborative entre producteurs urbains et péri-urbains porte en son sein une dynamique gagnant-gagnant des échanges qui permettront une meilleure compréhension de l’autre, et une reconnexion ville-campagne, ingrédients indispensables pour assurer la viabilité des systèmes alimentant les villes.

Nous l’avons vu, certaines fermes urbaines agissent comme de véritables « hubs» de centralisation des produits issus du proche territoire.  Pourquoi ne pas favoriser leur multiplication au cœur de nos cités pour accélérer ainsi cette reconnexion ?

Est-ce que ce type d’achat revente est développé dans vos projets ? Est-ce que ce serait pertinent ? N’hésitez pas à nous en faire part facilitateurAU@goodfood.brussels !

Un article rédigé par Groupe One dans le cadre du projet GROOF.

Projets inspirants

Culture de champignons - Visites et Ateliers

Intéressé d'apprendre la culture des champignons ? Vous êtes bien tombés !

Smart Mush propose des formations au cours desquels vous aborderez de manière ludique différents aspects du monde souvent méconnu des champignons : le fait qu'ils forment un règne à part, distinct des plantes et des animaux ; leurs rôles multiples dans la nature ; leur diversité ; leurs applications dans notre société ; etc.

La formation prévoit ensuite la réalisation de votre propre système de culture, sous forme de kit de pleurotes par exemple (2h00 - 35€/personne) ou de buches ensemencées.

Contactez nous pour une formule adaptée à vos envies : contact@espace-usine.com

 

 

 

Formations / Acc

Nourrir Bruxelles, festival de transition alimentaire, sociale et écologique

La 6ème édition du festival Nourrir Bruxelles/Brusselse kost se déroulera du 15 au 26 avril 2026.

Comme chaque année, des dizaines de partenaires organisent des activités aux quatre coins de la Région bruxelloise sur les enjeux de transition alimentaire et de justice sociale.

Au programme : spectacles, débats, ateliers, balades urbaines, repas solidaires, visites de fermes, …
Autant d’occasions pour réfléchir collectivement à la souveraineté alimentaire et appréhender les luttes écologistes dans des perspectives féministes, décoloniales, populaires et contre toutes formes d’oppressions systémiques.

Depuis 2021, le festival Nourrir Bruxelles/Brusselse kost remet au coeur des préoccupations la nécessité d’une alimentation durable, accessible à tous·tes et produite dans le respect de l’environnement et des travailleur·euse·s de la terre.

Nourrir Bruxelles/Brusselse kost vise à donner un coup de projecteur et à renforcer les initiatives en faveur de systèmes alimentaires agro-écologiques et solidaires en Région bruxelloise. Le Festival rassemble des dizaines de partenaires associatifs, culturels, universitaires, politiques et citoyens qui agissent à Bruxelles pour la préservation de la planète et de nos droits sociaux.

La dynamique Nourrir Bruxelles est co-portée par Arsenic2 et Rencontre des Continents. Cette année, le dernier week-end du festival sera rejoint par les 48h de l'agriculture urbaine, portées par la Fédération de l'agriculture urbaine et les GASAP.

Illustration
Langues
Français
Néerlandais
Adresse

Rue van elewyck, 35
1050 Ixelles
Belgique

Téléphone
0499130701
Email
event@nourrir-bruxelles.be

Évaluation nutritionnelle des alternatives végétales au poisson

Ce rapport de ProVeg analyse la qualité nutritionnelle des alternatives végétales au poisson vendues dans le commerce, dans un contexte de surexploitation des stocks halieutiques et de transition vers des systèmes alimentaires plus durables.

L’étude porte sur 100 produits végétaux commercialisés entre 2024 et 2025 dans 11 pays et sur 3 continents, incluant des alternatives aux bâtonnets de poisson, filets, burgers, thon en conserve, saumon fumé, crevettes et calamars, tous entièrement sans poisson.

L’analyse examine des nutriments essentiels associés à la consommation de poisson, tels que les protéines, les oméga-3, le fer, l’iode et la vitamine B12, ainsi que des nutriments à surveiller comme le sel et les graisses saturées. Les résultats montrent une forte variabilité nutritionnelle selon les catégories de produits, les marques et les marchés.

Au-delà des constats, le rapport formule des recommandations fondées sur des données scientifiques à destination des fabricants, des décideurs politiques, des organisations de consommateurs et du monde académique, afin d’améliorer la qualité nutritionnelle des alternatives végétales au poisson et de soutenir une transition alimentaire bénéfique pour la santé humaine et la planète.

Etudes

Végétal & sain : Le poster sur les vitamines et minéraux

Ce poster pédagogique présente les principales vitamines et minéraux essentiels et leurs sources végétales. Conçu pour être clair, visuel et facile à lire, il permet de mieux comprendre comment couvrir ses besoins nutritionnels avec une alimentation majoritairement végétale.

Idéal pour les campus, cuisines collectives, salles de cours ou événements de sensibilisation, ce poster aide à déconstruire les idées reçues et à montrer qu’une alimentation végétale peut être équilibrée, complète et bénéfique pour la santé.

Matériel

6 astuces en cuisine

Ce poster propose une série d’astuces concrètes et faciles à appliquer pour cuisiner végétal sans se compliquer la vie. Il aborde des thèmes comme le gain de temps, les alternatives végétales, ou encore l’organisation des repas.

Pensé pour le quotidien, ce support est idéal pour les étudiant·es, les débutant·es ou toute personne curieuse de manger plus végétal. Il encourage une approche pratique, décomplexée et accessible de la cuisine végétale.

Matériel

Lunchs veggie à petit budget

Ce document rassemble une sélection de recettes de lunch végétariennes et végétales faciles à préparer, avec des ingrédients accessibles et peu coûteux. Il s’adresse aux étudiant·es qui veulent manger plus végétal sans passer des heures en cuisine ni dépasser leur budget.

Les recettes sont pensées pour être pratiques, rassasiantes et faciles à emporter sur le campus. L’objectif est de montrer qu’il est possible de manger équilibré, savoureux et végétal, même avec peu de temps, peu de moyens et une cuisine basique.

Matériel

Jeu de carte - L'impacts des aliments

Quel est l'impact de ton alimentation

Le jeu des impacts alimentaires est un jeu de cartes pédagogique conçu pour sensibiliser de manière ludique et interactive à l’impact environnemental de notre alimentation.

À travers des parties rapides et accessibles, les joueur·euses se challengent pour deviner quels aliments ont l’impact le plus élevé en termes de gaz à effet de serre, de consommation d’eau et d’utilisation des ressources.

Le jeu encourage la discussion, la réflexion collective et la découverte, sans jugement ni discours moralisateur. Il permet de mieux comprendre les différences d’impact entre les aliments, et d’ouvrir le dialogue sur des choix alimentaires plus durables, notamment dans le cadre universitaire.

Facile à prendre en main, le jeu peut être utilisé lors d’animations sur les campus, d’ateliers, de cours ou d’événements de sensibilisation. Il constitue un outil idéal pour apprendre en s’amusant et stimuler l’esprit critique autour de l’alimentation et de l’environnement.

Matériel

Évaluation nutritionnelle des alternatives végétales à la viande et au lait

Ce rapport de ProVeg présente une évaluation nutritionnelle internationale des alternatives végétales à la viande et au lait disponibles dans les supermarchés. L’analyse porte sur 422 alternatives végétales à la viande et 251 alternatives au lait, comparées à leurs équivalents d’origine animale, dans 11 pays répartis sur quatre continents.

L’étude examine des nutriments clés tels que les protéines, les acides gras, les vitamines et minéraux, ainsi que des éléments à surveiller comme le sel ou les graisses saturées. Les résultats montrent qu’en moyenne, les alternatives végétales à la viande obtiennent de meilleurs scores nutritionnels que les produits carnés dans la majorité des catégories analysées.

Le rapport met en évidence le rôle que peuvent jouer les alternatives végétales dans une alimentation saine et durable, tout en soulignant l’importance d’une amélioration continue des produits, notamment via la réduction du sel et l’enrichissement en micronutriments.

Ce document s’adresse aux professionnel·les du secteur alimentaire, aux responsables politiques, aux chercheur·euses, aux étudiant·es et aux acteurs de l’industrie souhaitant approfondir leurs connaissances sur le potentiel nutritionnel des alternatives végétales.

Etudes