Vite fait bien frais- Livret de recettes

Cette brochure, réalisée par la Commune de Jette grâce au soutien de Bruxelles Environnement, a été imaginée pour acquérir – petit à petit et de manière ludique – un savoir-faire en cuisine et de bons réflexes alimentaires pour la vie. Plusieurs critères nous tiennent à coeur : recettes faciles et rapides à réaliser, offrant une place de choix aux fruits et aux légumes de saison et permettant de se régaler sans se ruiner.
 

Faites le plein d’idées pour des collations pauvres en sucres et des pique-niques équilibrés. Vous trouverez dans ce livret : des trucs et astuces, des conseils santé, la nouvelle pyramide alimentaire, une liste d’ingrédients de base à avoir chez soi ainsi que des variantes pour décliner les recettes en fonction de vos envies et de vos restes de frigo.
 

Ne manquez pas dans ces pages toutes les adresses et initiatives jettoises afin de privilégier des produits de qualité, locaux et de saison.
 

Prenez du plaisir en famille grâce à cette vingtaine de recettes et inspirez vos proches en leur mettant l’eau à la bouche !

Documentation

Eviter le gaspillage en faisant mes courses

Quand nous faisons nos courses au supermarché, en moyenne 20 % de nos achats sont des achats impulsifs1. En faisant une liste de courses, on se laisse moins tenter par les produits au marketing attractif en magasin. Ainsi, vous évitez des achats impulsifs, des déchets et vous économisez ! 

 

Avant les courses : 

  • Vérifiez tout ce qui se trouve dans le frigo, les placards et le congélateur 
  • Préparez les menus de la semaine, en tenant compte de ce qui doit être mangé rapidement. Sans oublier les repas de midi, boites à tartines, en-cas, etc. (Retrouvez un planificateur de menu dans les ressources ci-dessous pour vous aider). Bon plan : prévoyez un soir de restes au menu. Rapide, économique et anti-gaspi ! 
  • Faites une liste de courses pour ces menus … et tenez-y vous en faisant vos courses ! 
  • Evitez de faire vos courses le ventre vide, car on a plus tendance à craquer lorsque l’on a faim 

     

Au magasin : 

  • Pendant vos achats, respectez la chaine du froid : achetez d’abord le sec, puis le frais et enfin le surgelé, pour conserver au mieux vos aliments. 
  • Si vous avez un congélateur, pensez aux surgelés pour les produits que vous mangez en petite quantité. Ils restent bons pendant longtemps et vous pouvez les portionner facilement ! 
  • Achetez la quantité juste pour vos besoins. Pour cela, les magasins qui offrent du vrac peuvent vous aider ! 
  • Attention donc aux promos et achats en grandes quantités, ce n'est pas toujours une bonne affaire (comparez le prix au kilo des produits similaires), surtout s’ils finissent à la poubelle ! 

     

En rentrant à la maison :

  • En revenant à la maison, rangez les aliments frais en priorité  
  • Dans le frigo et les armoires, rangez en évidence les produits aux dates de péremption les plus proches, ou les plus fragiles.  

 

Prêts pour un défi ? Essayez de planifier un repas (ou plusieurs !) sans aller faire de courses, uniquement avec ce que vous avez dans vos frigo / placards. De quoi donner une nouvelle vie au vieux paquet de raisins secs du fond du tiroir à épices, ou le fond de concentré de tomate abandonné.  

Documentation

Le Bio : décryptage en 4 fiches

Sur base d’une enquête de terrain, nous avons pu relever les 4 affirmations les plus communes qui jettent un doute sur le Bio.

Or, certaines idées découlent simplement de méprises, d’incompréhensions ou de faux débats. Pourtant, c’est tout un secteur qui en pâtit. Voilà pourquoi Biowallonie a préparé 4 fiches de décryptage pour résumer les informations principales à retenir et démêler ainsi le vrai du faux.

Documentation

Mesurer et réduire le gaspillage alimentaire pour mieux nourrir

KIKLEO aide les restaurants collectifs, écoles, hôpitaux et collectivités à réduire durablement le gaspillage alimentaire grâce à une technologie brevetée basée sur l’intelligence artificielle et la vision 3D.

Nos bornes anti-gaspillage analysent automatiquement les aliments jetés, sans pesée manuelle ni contrainte pour les équipes. Grâce à une caméra intelligente et à nos algorithmes propriétaires, KIKLEO identifie les aliments, estime leur poids et fournit des indicateurs précis sur les pertes alimentaires, économiques et environnementales.

Les équipes disposent ainsi de données simples et concrètes pour :

  • Ajuster les portions et la production
  • Améliorer la qualité des repas
  • Adapter l’offre aux convives, patients ou résidents
  • Réduire les coûts et l’empreinte carbone
  • Sensibiliser au quotidien avec des plans d'actions efficaces

KIKLEO couvre l’ensemble des sources de gaspillage, en cuisine comme en salle à manger, et s’intègre facilement aux organisations existantes grâce à des dispositifs flexibles et une plateforme de suivi intuitive.

Déjà déployée dans plus de 250 restaurants collectifs en Europe, notre solution permet en moyenne 20 % de réduction du gaspillage dès la première année, avec des résultats pouvant atteindre 65 % dans les deux années qui suivent.

Au-delà de la mesure, KIKLEO accompagne les équipes dans une démarche d’amélioration continue pour une restauration plus durable, plus responsable et plus qualitative.

Illustration
Langues
Français
Adresse

80 Rue des Haies
Paris
Belgique

Téléphone
+33 7 56 28 04 27
Email
robin.gascon@kikleo.com

Schijf van vijf kwartet

Caractéristiques :
Objectif : Stimuler le développement du langage en posant des questions intelligentes et en étant attentif. 
Quartet : Trouver quatre cartes identiques sur le thème donné.
Type d'activité : Découverte des différents groupes alimentaires. 
Âge : Convient à tous les âges.
Nombre de joueurs : 2 à 4 joueurs.
Durée d'une partie : Environ 15 à 20 minutes par partie.

Règles du jeu :
Le jeu fonctionne selon le principe bien connu du « quartet », dans lequel les joueurs tentent de rassembler des séries de quatre cartes assorties.
Dans le cas du « schijf van vijf », ces séries sont basées sur différents groupes alimentaires.
 

Contenu du jeu :
40 cartes réparties en 8 séries.

Matériel

Une parcelle de test pour un potager à l'ombre - Récit d'une Guide Potager

J’occupe une parcelle dans les potagers familiaux du Carré Tillens. Cette parcelle a été considérée « non utilisable pour la culture par particulier ». Elle est mal située, trop à l’ombre. La production qu’on peut avoir ne suffit pas pour satisfaire les critères de la charte de Bruxelles Environnement. 

En 2024, Bruxelles Environnement m’a proposé d’en changer, mais avec le temps, je me suis attachée à mon lopin de terre. En accord avec Bruxelles Environnement et le Réseau des Guides Potager bruxellois, je l’ai gardé pour essayer des techniques et des légumes qui peuvent produire dans des conditions difficiles. J’espère qu’elles pourront aider à anticiper les évolutions climatiques.

MES QUESTIONS

  • En m’imaginant dans quelques années, avec un climat plus chaud, je me suis dit que peut-être nous devrons cultiver nos légumes à l’ombre. Quels légumes pourraient s’y plaire ?
  • Nous risquons des pénuries d’eau, quels légumes peuvent se développer avec très peu d’eau ?
  • Dans ma parcelle en terrasse, les limaces et les escargots viennent se nicher entre le bois des terrasses et la terre. J’ai tout essayé, elles hantent ma parcelle. Comment cultiver avec les limaces ?
  • Ma parcelle longe un petit bosquet d’arbre. Elle se situe à l’est du bosquet. Elle manque de lumière et est très vite asséchée par les racines des arbres. C’est un handicap, mais est-ce que les arbres pourraient m’apporter quelque chose en échange ?

MON IDÉE

Nous savons qu’autour des plantes et, en particulier des arbres, se développe un réseau de mycorhizes. Une mycorhize est le résultat de l’association symbiotique entre du mycélium de champignons et les racines des plantes. Sans entrer dans les détails, tout se passe comme si les plantes mycorhizées bénéficiaient à travers les champignons de racines 100 fois plus grandes pour aller chercher de l’eau et des sels minéraux. C’est cette propriété que je souhaite tester

Dans un potager, quand nous bêchons ou quand nous mettons des antifongiques, nous détruisons ce réseau et les racines de nos légumes doivent se nourrir sans l’aide des champignons symbiotiques. C’est pour cela que la terre de potager nécessite autant d’apports réguliers. Je vais donc toucher le moins possible à la terre et déplacer le moins possible les légumes pour profiter de la mycorhization.

L’idée sera donc de créer une prairie comestible où les légumes se ressèment seuls. Mon rôle dans cette prairie sera de maintenir et augmenter la diversité. 

Je me donne 3 ans pour tester cette approche et voir si elle peut devenir productive.

LES LÉGUMES

Quels légumes s’épanouissent dans cette situation et cohabitent bien avec les autres ? 

Tout ne peut pas être cultivé à l’ombre, les tomates, par exemple, mûrissent mal dans ma parcelle, même les cerises. Certains légumes qui pourraient supporter la mi-ombre ne se développent pas sans apport d’eau, c’est le cas des betteraves. Je ne cultiverai plus de pommes de terre pour le moment, pourtant elles marchaient bien chez moi, mais elles demandent de bouleverser la terre.

J’ai aussi des légumes qui aiment bien ma parcelle comme la mâche, la bourrache, les blettes, l’ail de Chine ou l’ail des ours, le maceron et se ressèment spontanément. Mais peu de légumes classiques supportent mes conditions. En culture traditionnelle, en dehors des légumes que j’ai déjà cités, je devrais me limiter aux pommes de terre ou aux aulx. 

Je suis donc partie à la recherche de nouveaux légumes adaptés chez les grainetiers, mais aussi dans le « Capitulaire De Villis » ou dans les livres sur les jardins forêts ou les plantes sauvages comestibles. Je vous raconterai chaque année quels nouveaux légumes m’ont réussi.

LE TRAVAIL

Le travail consiste à augmenter la diversité de ma prairie comestible, à découvrir les légumes qui poussent à l’ombre sans eau et profitent bien de la mycorhization. 

Les adventices

En ce qui concerne les adventices, la plupart ne posent pas de problèmes. Je les coupe ou les arrache et les mets sur le sol en guise de compost de surface. 

Celles qui me posent problème, ce sont les chiendents. Pour tenter de les éradiquer dans les potagers, généralement, on bêche. Mais je me le suis interdit. 

C’est en rencontrant Romain Van de Walle, chef-jardinier à l’Abbaye de Royaumont, lors d’une journée au Début des haricots, que j’ai trouvé une piste. Il utilise des Rhinanthus pour affaiblir les graminées de ses prairies fleuries. Ce sont des semi-parasites, elles peuvent vivre seules, mais parasitent les graminées quand elles en trouvent. Elles ont besoin de 3 mois de froid, j’en ai donc semé cet automne, des Rhinanthus minor. Je vous raconterai.

Les limaces

L’expérience a déjà montré qu’après 4-5 ans de paillis, on voit proliférer les prédateurs des limaces. Mes pertes deviennent alors comparables à celle des autres parcelles autour de moi. 

Mais cette fois, puisque je veux une prairie qui se ressème, je ne peux donc pas utiliser les paillis. Je vais plutôt utiliser la densité des plantes. Mon hypothèse est que quand les plantes se densifient, les limaces piochent un peu partout. Chaque légume est moins abîmé. 

Pour le moment, cette technique réussit, je vous tiendrai au courant si cela change.

La récolte

Dans ce système, les légumes seront de moins en moins rangés puisque les semis sont appelés à devenir spontanés. Les légumes ne sont donc pas cueillis en grande quantité, plutôt en picorant, comme dans la cueillette raisonnée pour les laisser monter en graine.

J’aime les bouillons, les soupes ou les mescluns, cela me convient bien, mais cela vous conviendrait moins si vous voulez des conserves pour l’hiver. 

L’absence d’arrosage donne des légumes dont le goût est plus concentré. Personnellement, j’aime ça, mais certains de mes proches les trouvent parfois trop fort. Je les cuisine avec des aliments riches en umami comme les tomates, les champignons, le fromage ou la viande.

LE LÉGUME DE L’ANNÉE

Je peux déjà parler d’un légume que j’ai découvert en 2023, le maceron. C’est une Apiacée bisannuelle, il supporte la mi-ombre et ne craint pas les limaces. En saison sèche, le maceron se montre à peine, mais dès que l’eau arrive, il se développe et peut prendre 1 m². 

C’est un légume de la famille des céleris entièrement comestible. J’adore ses tiges confites à la manière de l’angélique. La recette est printanière, il faut choisir des tiges de l’année dernière, sinon, elles n’ont pas assez de goût. Les racines, vite fibreuses, remplacent le céleri rave pour parfumer les bouillons, mais je n’aime pas leur texture. Les feuilles ont un goût prononcé mais moins que l'ache des montagnes. Ses graines ont un goût poivré un peu amer, j’en donnerai l’année prochaine aux Jardins Semenciers. Les fleurs sont sympas dans les salades. 

L’exemple du maceron, très prolifique en année humide, anecdotique dans la sécheresse montre qu’on a besoin de plusieurs années pour vérifier si un légume est adapté.

Je teste pour les années prochaines les chrysanthèmes comestibles, le cresson de para et les crosnes. Si vous avez d'autres idées, si vous souhaitez me faire tester d'autres légumes adaptés à mes conditions, n'hésitez pas à me le demander. 
 

Au plaisir de partager ces découvertes avec vous,

AMH

(photo : Maceron à Canet en Roussillon, Myriam Pied, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons)

Projets inspirants

Productrice de fleurs durables

Bluëtte Farming fait partie du mouvement des slowflowers. Au cœur d'Anderlecht, entre la campagne flamande et IKEA, je produis des fleurs durables et de saison. Je propose mes fleurs aux particuliers et aux professionnels. Il y a régulièrement des ateliers et autres événements au champ que je partage avec d'autres acteurs de l'agriculture urbaine à Bruxelles.

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Langues
Français
Néerlandais
Adresse

Chant d'oiseaux 171
1070 Anderlecht
Belgique

Email
Bluette@posteo.be
Autre catégorie
Projets inspirants

Tiers Paysage

Agriculture paysanne sur petite surface respectueuse de la vie du sol et de la biodiversité, en harmonie avec la nature environnante.

Laboratoire en plein air et en pleine terre proposant une diversité de plantes comestibles, cultivées & sauvages, pour tout type d’usage : consommation directe ou transformations.

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Catégorie
Public cible
Langues
Français
Adresse

Route de Genval 89
1380 Lasne
Belgique

Téléphone
0495106275
Email
tierspaysage.be@gmail.com
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Productrice

Diversifier ses sources de revenus en collaborant avec l’agriculture rurale ?

L’expérience du projet Interreg GROOF en matière de coaching de projets professionnels d’agriculture urbaine révèle que, bien que ces projets se multiplient ces dernières années, la définition d’un modèle économique viable reste complexe pour certains projets, tant les activités d’éducation et de revente des productions propres au projet, se révèlent parfois peu rentables. Parmi les solutions existantes pour améliorer la viabilité économique de tels projets, la diversification des sources de revenus en s’appuyant sur l’agriculture péri-urbaine ou rurale est une bonne alternative.

Découvrez ci-dessous, quatre projets d’agriculture urbaine avec serres sur toit qui sont parvenus à innover et à multiplier les partenariats avec des agriculteurs péri-urbains ou ruraux pour consolider leur modèle économique. Une motivation collaborative bénéfique pour l’agriculture urbaine et plus largement, utile pour relever les défis de résilience des villes du futur.

  1. PAKT (Anvers ) : 

Le projet PAKT à Anvers a débuté en 2017 sur un toit de 2.000 m2. La volonté de sensibiliser les citoyens à l’alimentation durable et la volonté de mettre en place une ceinture alimentaire autour de la ville d’Anvers étaient, et sont encore aujourd’hui, centrale pour le projet. Pour ce faire, PAKT a décidé de miser sur deux activités : 1) la mise en location de 1.500 m2 d’espaces de culture sur les toits pour les citoyens, sous forme d’abonnements annuels (80 abonnés). 2) la collaboration avec des maraîchers professionnels péri-urbains, qui sont membres de la coopérative PAKT. Leurs produits sont distribués via trois méthodes : un e-shop pour les restaurants, la vente hebdomadaire sur un stand mis à disposition par PAKT en bas du bâtiment, et la distribution de paniers alimentaires pour les abonnés. Au fur et à mesure des années, le projet s’est développé et a multiplié ses partenariats pour aboutir à cinq partenaires effectifs. Les revenus générés par cette activité représentaient en 2019 près des deux tiers du chiffre d’affaire de PAKT.  

 

  1. La Ferme Ouverte de Saint-Denis (Paris) & l’Entrepote (Schaerbeek) 

Ces projets, actuellement suivis par GROOF, ont créé des partenariats avec des agriculteurs péri-urbains en réponse à la crise Covid-19. Ces projets proposant de nombreux évènements, ils ont été directement impactés par la crise. Pour pallier cette perte importante de revenu, ils ont tous deux décidé de diversifier leur offre en proposant des points de collecte, paniers alimentaires, services de livraison, … avec des produits alimentaires dont la production est extérieure à leurs projets.  

Ce nouveau service a eu lieu lors du premier confinement pour l’Entrepote. Elle a permis de prendre en charge les différent frais/charges fixe pour cette période (mars 2020 – mai 2020). Malgré le succès de ce nouveau service, ils ont décidé de ne pas le réitérer cette stratégie lors du second confinement pour des raisons logistiques et financières. Cependant, ils ont en projet de proposer à l’avenir ce service en sous-traitant avec une entreprise spécialisée, en mettant à disposition leurs locaux.  

Pour la Ferme Ouverte de Saint-Denis, les produits complémentaires proposés dans un nouveau comptoir à la ferme (pommes, poires, …) ont rencontré un franc succès. La mise en place de cette nouvelle activité avait été facilitée par la place disponible sur la ferme, la possibilité de stockage en chambre froide et les liens existants de longue date avec d’autres fermes de la région. A l’avenir, ces services seront maintenus et diversifiés, en complément du maraichage et de la production hydroponique de la serre du toit de 360 m2 actuellement en construction.

  1. LUFA (Québec)

Enfin, pour compléter notre analyse de cas, nous voulions vous présenter un projet pionnier qui est en cours depuis 10 ans déjà : les fermes LUFA. Cette organisationa créé la première serre commerciale sur toit au monde à Montréal en 2011 et exploitent actuellement 12.000 m2 dans trois serres urbaines. C’est pourtant pour des raisons de rentabilité économique que LUFA a commencé à distribuer, en complément de ses productions en toiture, des produits issus d’agriculteurs péri-urbains en pleine terre (fruits et légumes de saison), des bouchers, fromagers et boulangers locaux. La distribution se fait via leurs différents magasins, leur site internet et des points de collecte. L’évolution de ce business model et la spécialisation dans la logistique a permis à LUFA d’accroitre son chiffre d’affaires en quelques années.  Aujourd’hui pérennes, les fermes LUFA réalisent entre 75% à 85% de leur volume de vente via cette activité de distribution en circuits-courts.

Les partenariats urbain-rural, un vecteur de réussite des projets d’agriculture urbaine ?

Au-delà des bénéfices économiques découlant pour les entreprises de cette diversification du business modèle, nous voyons en ces partenariats urbain-rural des intérêts vitaux pour le territoire. Ces collaborations permettent de recréer du lien entre les communauté rurales et urbaines, des rencontres, des apprentissages. Des communautés, qui par moment, malgré des préoccupations similaires, s’efforcent de s’éviter tant les contextes peuvent êtres différents. 

Bien sûr, ce type de collaboration n’est pas la solution miracle à tous les problèmes, et, celle-ci ne peut pas s’appliquer systématiquement dans tous les contextes.

Mais cette démarche collaborative entre producteurs urbains et péri-urbains porte en son sein une dynamique gagnant-gagnant des échanges qui permettront une meilleure compréhension de l’autre, et une reconnexion ville-campagne, ingrédients indispensables pour assurer la viabilité des systèmes alimentant les villes.

Nous l’avons vu, certaines fermes urbaines agissent comme de véritables « hubs» de centralisation des produits issus du proche territoire.  Pourquoi ne pas favoriser leur multiplication au cœur de nos cités pour accélérer ainsi cette reconnexion ?

Est-ce que ce type d’achat revente est développé dans vos projets ? Est-ce que ce serait pertinent ? N’hésitez pas à nous en faire part facilitateurAU@goodfood.brussels !

Un article rédigé par Groupe One dans le cadre du projet GROOF.

Projets inspirants

Culture de champignons - Visites et Ateliers

Intéressé d'apprendre la culture des champignons ? Vous êtes bien tombés !

Smart Mush propose des formations au cours desquels vous aborderez de manière ludique différents aspects du monde souvent méconnu des champignons : le fait qu'ils forment un règne à part, distinct des plantes et des animaux ; leurs rôles multiples dans la nature ; leur diversité ; leurs applications dans notre société ; etc.

La formation prévoit ensuite la réalisation de votre propre système de culture, sous forme de kit de pleurotes par exemple (2h00 - 35€/personne) ou de buches ensemencées.

Contactez nous pour une formule adaptée à vos envies : contact@espace-usine.com

 

 

 

Formations / Acc