Bruxelles Environnement

Bruxelles Environnement, l’administration de l’environnement et de l’énergie de la Région de Bruxelles-Capitale.

Nos missions

Etudier, surveiller et gérer l’air, l’eau, les sols, les déchets, le bruit, la nature (espaces verts et biodiversité )… mais aussi délivrer des permis d’environnement, contrôler leur respect, développer et soutenir des projets d’éducation à l’environnement dans les écoles bruxelloises, participer à des réunions et des négociations aux niveaux belge et international…

Activités

Depuis plusieurs années, Bruxelles Environnement a mené bon nombre d’initiatives de transition du système alimentaire vers plus de durabilité. D’abord orientées essentiellement vers la demande (sensibilisation, information et accompagnement aux changements de comportements), ces actions ont été complétées par d’autres initiatives visant le développement d’une offre plus durable (soutien à des projets de distribution et de production).

En collaboration étroite avec la cellule agriculture du SPRB, Bruxelles Environnement coordonne la stratégie régionale Good Food.

Durant les 5 prochaines années, Bruxelles Environnement portera les actions suivantes parmi les 7 axes de la stratégie Good Food :

 
Axe 1 : Augmenter la production alimentaire locale et durable
Action 2 – Promouvoir l’autoproduction durable
AXE 2 : Accompagner la relocalisation et la transition d'une offre plus durable pour tous
Action 1 : Assurer la transition de l’offre alimentaire de manière transversale
Action 2 : Accélérer la transition des cantines et des restaurants vers une offre plus durable
Action 3 : Promouvoir des systèmes de distribution variés, accessibles et durables
Action 4 : Assurer une transformation relocalisée et durable          
AXE 3 : Accompagner la transition de la demande pour tous
Action 1 : Accompagner les citoyens et les familles vers une transition dans les pratiques quotidiennes en matière d’alimentation
Action 2 : Sensibiliser les générations futures
AXE 4 : Développer une culture alimentaire durbale et désirable
Action 1 : Développer le concept de « good food.brussels »
Action 2 : Assurer la capitalisation et la dissémination des informations disponibles
AXE 5 : Réduire le gaspillage alimentaire
Action 1 : Réduire le gaspillage alimentaire à la source
Action 2 : Valoriser les invendus alimentaires
AXE 6 : Penser et favoriser les systèmes alimentaires de demain 
Action 1 : Développer, suivre, valoriser des projets de recherche & d’innovation
AXE 7 : Assurer la gouvernance de la mise en oeuvre de la stratégie

Action1 : Assurer le pilotage, le suivi et l’évaluation de la stratégie

Action 2 : Instaurer une collaboration et cohérence entre les différents organes impliqués dans la mise en œuvre de la stratégie

 

Illustration
Langues
Français
Néerlandais
Adresse

Site de Tour et Taxi
Avenue du Port 86C/3000
1000 Bruxelles
Belgique

Email
Ecocons@environnement.brussels

Outil pédagogique: Le jeu de la Ficelle

Ce jeu de rôle est proposé par Quinoa et Rencontre des Continents.

Il permet de visualiser, à l’aide d’une ficelle,  la complexité et les nombreux impacts de notre système alimentaire mondialisé.

Publics cibles

- Elèves du primaire à partir de la 5e (version « identités enfants »)

- Elèves du secondaire (cycles inférieur et supérieur)

- Etudiants

- Adultes

- Formateurs et animateurs du secteur associatif (éducation au développement, éducation relative à l’environnement, promotion de la santé, etc.)

Objectifs

  •  Renforcer les capacités à établir des liens entre thématiques locales et globales et entre enjeux au Nord et au Sud.
  • Faire prendre conscience des impacts socio-économiques, environnementaux et de santé de notre modèle alimentaire et favoriser la construction d’un regard critique sur notre société de consommation.
  • Ouvrir des perspectives d’actions alternatives au modèle actuel, tant individuelles que collectives.
  • Favoriser la mise en projet d’une école, d’une association, d’un groupe de consommateurs ou de citoyens, etc.

Résumé

Dans le Jeu de la Ficelle, chaque participant reçoit un rôle : un paysan d’Amérique latine, le pétrole, une courgette, une multinationale agroalimentaire, un agriculteur belge, l’Organisation mondiale du commerce, la publicité, etc. Tout au long de l’animation, une corde passée de mains en mains tisse une toile et illustre les liens et implications de nos choix alimentaires.

Cet outil offre un éclairage visuel et original sur les relations entre le contenu d’une assiette belge classique et les nombreuses problématiques liées à l’alimentation : qualité de l’eau, dettes des pays du Sud, malnutrition, réchauffement climatique, etc.  Au-delà de la thématique alimentaire, par son approche systémique, le jeu souligne également l’interdépendance des populations et le phénomène de la mondialisation.

La dernière phase de l’animation invite les participants à réfléchir sur les initiatives, individuelles et collectives, qui peuvent être mises en place pour apporter des solutions.

Une deuxième version du jeu a été développée sur le thème spécifique de la viande.

En pratique

- Prévoir au moins ½ journée d’animation avec un groupe de 15 à 25 personnes

- Outils :

  • Farde d’animation : explication de l’animation, cartes des rôles, fiches thématiques, ressources, etc.

ou Réseau IDée : www.reseau-idee.be - info@reseau-idee.be - 02 286 95 70

ou Rencontre des Continents : www.rencontredescontinents.be – 02 734 23 24

ou Quinoa : www.quinoa.be

  • Carnet d’accompagnement téléchargeable : pistes pour repenser notre rapport au monde et ouvrir des perspectives d’actions alternatives au modèle actuel
  • Site internettous les outils pour l’animation, compléments et adaptations, calendrier des formations, etc. 

- Des formations à l’outil sont proposées aux animateurs et éducateurs deux à trois fois par an

Pour être informé des dates, consultez les Actualités du site internet ou inscrivez-vous à la newsletter : www.jeudelaficelle.net

 

Documentation

Manger sain et durable sans grignoter son budget

Alimentation21, 2014-2015

Par ce projet pilote, Alimentation21 a interrogé la place du prix dans les freins à l’accessibilité d’une alimentation saine et durable. Mené avec huit ménages selon une approche participative, le projet a combiné l’analyse des budgets alimentaires, la recherche de pistes d’action et l’étude de l’offre alimentaire locale.

Objectif

Alors que les inégalités sociales liées à l’alimentation se creusent, la question du prix émerge souvent dès les premières minutes quand on parle alimentation de qualité. Les ménages à petit budget ont le sentiment qu’elle est inabordable et s’en sentent exclus.

Avec le projet « L’alimentation durable, à quel prix ? », Alimentation21 a voulu explorer l’enjeu de l’accessibilité à une alimentation saine et durable pour tous. Ce projet pilote a été mené avec huit ménages forestois volontaires pendant près d’un an.

Résumé

Le projet a combiné trois axes de travail :

  1.  la compilation et l’analyse d’un budget alimentaire mensuel des ménages participants ;
  2.  au cours d’ateliers collectifs, la recherche de pistes d’action vers une alimentation saine et durable à impact budgétaire nul ou positif et partageables avec le plus grand nombre ;
  3.  un inventaire des sources d’approvisionnement alimentaires du quartier.

Résultats

Si ce projet pilote n’avait ni la prétention ni les moyens d’une démarche scientifique, il a néanmoins permis de dégager une série d’observations et d’enseignements intéressants.

Tout d’abord, le groupe a clairement identifié que si le prix est un obstacle pour certaines catégories de produits - principalement ceux de qualité différenciée (bio, pêche durable, etc.) -, d’autres freins à une alimentation saine et durable sont au moins aussi importants, principalement :

  • le manque de connaissance (des modes de production, des produits locaux, etc.),
  • le manque de savoir-faire culinaire,
  • le manque de temps,
  • le manque d’envie de cuisiner.

L’analyse des budgets alimentaires s’est également révélée très instructive. Elle a, entre autres, permis de mettre en évidence :

  • le poids financier de chaque catégorie de produits,
  • la diversité des habitudes de consommation,
  • le double décalage entre ce que les participants voudraient manger, pensaient manger et mangaient réellement.

Cette objectivation personnalisée des dépenses alimentaires a suscité des changements de comportement chez tous les participants alors que ce n’était pas l’objectif du projet.

Enfin, les participants ont recensé une trentaine de pistes d’action vers une alimentation saine et durable dont l’impact sur le budget est nul ou très faible, voire positif. Celles-ci sont donc accessibles à tous d’un point de vue financier, mais cela ne signifie pas pour autant qu’elles sont faciles à mettre en œuvre…

Outils réalisés

Une brochure en deux parties est née de ce projet pilote :

  • La première partie synthétise la méthodologie et les enseignements ; elle est destinée avant tout aux organisations et pouvoirs publics locaux menant des projets en alimentation durable pour les aider à aborder, puis dépasser la question du prix avec leurs publics.
  • La seconde partie illustre la trentaine de pistes d’action identifiées par les participants ; elle s’adresse à toute personne souhaitant s’orienter vers une alimentation durable et de qualité sans augmenter son budget.

Version papier disponible auprès de Bruxelles Environnement : info@environnement.brussels - +32 2 775 75 75 (également disponible en néerlandais)

Etudes