Sikaru

Brussels Beer Project, 2014

Après des mois de recherche, la brasserie Brussels Beer Project a lancé la bière « Babylone », fabriquée à base d’invendus de pain.

Objectifs

Le pain représente 12% du gaspillage alimentaire. Pour contrer cette gabegie, l’initiative Sikaru visait à trouver une recette de bière à base de pains non vendus et à organiser les partenariats nécessaires pour la produire.

Ce projet de la brasserie Brussels Beer Project croise plusieurs objectifs de la Stratégie Good Food :

  • avant tout, la récupération d’invendus, répondant aux principes de l’économie circulaire et de la lutte contre le gaspillage ;
  • d’un point de vue social, des étapes de la production sont prises en charge par un organisme d’insertion et la réussite du projet a mené à la création d’emplois ;
  • enfin, la brasserie travaille et sélectionne ses bières en co-création avec les citoyens bruxellois.

Résumé

La phase de recherche et développement, pilotée par la brasserie, a été dénommée Sikaru, du nom de la boisson babylonienne à base de pain fermenté dont s’inspire le projet.

Cette étape a consisté à expérimenter et tester une recette de bière, selon un processus similaire aux bières spéciales, mais aussi à trouver la bonne façon de retransformer le pain en farine. In fine, le pain remplace une partie de l’orge et représente 30% des ingrédients du produit fini.

En parallèle, des partenariats ont été établis avec cinq organismes complémentaires :

  • Delhaize pour l’approvisionnement en invendus de pain ;
  • l’Atelier Groot Eiland pour la récupération du pain et sa transformation en farine ;
  • la brasserie Anders pour l’assistance technique sur le brassage ;
  • l'unité de brasserie de l'UCL (INBR) qui a réalisé les analyses sur le pain (qualité brassicoles, rendements et paramétrages) ;
  • le Réseau des acteurs bruxellois pour l’alimentation durable (Rabad) pour le conseil en alimentation durable.

Le projet Sikaru, soutenu par les pouvoirs publics, a finalement donné naissance à la bière « Babylone », lancée début 2015 sur le marché bruxellois.

Résultats

La bière « Babylone » remporte un beau succès auprès des consommateurs de la capitale.

Des magasins Delhaize fournissent quotidiennement des pains blancs ou gris invendus du jour. Ceux-ci sont collectés par les travailleurs de l’Atelier Groot-Eiland puis transformés en farine, conditionnés et livrés à la brasserie toute proche.

Il faut 500 kg de pain pour réaliser un brassin de 4000 litres. Chaque bouteille de bière contient donc l’équivalent d’une tranche et demi.

La brasserie espère transformer 10 tonnes de farine de pain pour une production supérieure à 200.000 bouteilles par an, générant, à terme, la création de trois temps pleins et demi.

Contact

Brussels Beer Project :

Sébastien Morvan - sebastien@beerproject.be - 0471 633696

 

Soutiens

  • Bruxelles Environnement (appel à projets Alimentation durable 2013)
  • Aide fédérale du Développement Durable 

 

Projets inspirants

Projet pilote BoerenBruxselPaysans : vers une agriculture durable pour Bruxelles

BoerenBruxselPaysans est un projet phare de la transition vers une agriculture urbaine durable à Bruxelles. Un dispositif pluriannuel d’ampleur visant tant au développement de nouvelles initiatives de production, de transformation et de distribution qu’à l’évolution des agriculteurs déjà présents et à l’implication des consommateurs bruxellois.
 
Qu’est-ce que BoerenBruxselPaysans ?

Bénéficiant de l’expertise de quatre associations et de deux administrations, le projet BoerenBruxselPaysans, financé majoritairement par le FEDER (Fonds Européen de Développement régional) et piloté par Bruxelles Environnement, entend faire de la capitale un exemple en matière d’agriculture urbaine.

La mission de BoerenBruxselPaysans :

Faciliter et augmenter la production et la transformation alimentaire locale (Région de Bruxelles Capitale et son territoire alimentaire) selon des modes de production écologiques, à destination des mangeurs bruxellois.

L’objectif de BoerenBruxselPaysans :

Créer un projet-pilote, reproductible, intégrant toute la filière de l’alimentation durable, depuis la production jusqu’à la consommation.

Ce projet-pilote s’implante à la limite du territoire péri-urbain, principalement à Anderlecht (Neerpede et Vogelzang).

BoerenBruxselPaysans limite volontairement son rayon d’action à la culture en pleine terre (et non hors sol).

La méthode de BoerenBruxselPaysans:
  • Soutiens méthodologiques et techniques aux porteurs de projet
  • Formations
  • Mise à disposition d’infrastructures et de terrains
  • Développement de circuits courts de transformation et de vente
  • Actions de sensibilisation et de mise en réseau…
Les principes de BoerenBruxselPaysans:
  • Préserver et améliorer le capital sol, air, eau et biodiversité des écosystèmes.
  • Valoriser /créer du lien entre la ville et son environnement péri-urbain à caractère rural, tant au niveau des relations alimentaires, humaines, sociales et économiques qu’au niveau des paysages.
  • Assurer une viabilité économique des opérateurs tout le long de la chaîne de valeurs dans un écosystème économique, où  les marges sont équitablement partagées entre agriculteurs, transformateurs et distributeurs et où les produits sont largement accessibles aux mangeurs bruxellois via des circuits courts.
Soutiens
  • Programme FEDER 2014-2020 (Fonds Européen de Développement Régional)
  • Gouvernement de la Région de Bruxelles Capitale
  • Innoviris, Institut Bruxellois pour la Recherche et l’Innovation
Soutiens publics

Potagers en permaculture et agro-foresterie

La Ferme Nos pilifs exploite différents potagers en s'inspirant des principes de la permaculture.

Ces potagers répondent principalement à trois finalités :

  • développement d'une activité de maraichage en filière courte (production en agro-foresterie de fruits et légumes pour notre épicerie et notre restaurant),
  • développement d'un potager de production pour différents chefs bruxellois (potager sur buttes),
  • sensibilisation et éducation à la nature (jardin PMR, potager des associations végétales, potager des plantes sauvages comestibles, potager didactique, etc.).

Complémentairement à ces cultures, la Ferme développe une activité de multiplication de plantes (condimentaires, légumes, petits fruits, indigènes, vivaces, etc.) destinées à la vente dans sa jardinerie et la plantation par ses équipes de jardiniers.

De nombreux autres espaces sont répartis sur l'ensemble des 5 ha : jardins de démonstration, lagunage, mare naturelle, prairie fleurie, toiture verte, etc.

Le potager de l'asbl 'Les Jardins de Pomone' est également implanté sur notre terrain.

Projets inspirants

Inventaire et analyse des données existantes en matière d’offre alimentaire à Bruxelles

Bruxelles Environnement, 2014, 154 pages

Cette étude recense les sources disponibles et synthétise les éléments d’information existants sur l’offre alimentaire proposée dans la capitale. Le rapport met notamment en avant l’intégration progressive des éléments d’une « Good Food » dans cette offre fortement diversifiée.

Objectifs

Cette recherche visait à réaliser un inventaire, puis une analyse des données existantes en matière d’offre alimentaire à l’échelle de la Région de Bruxelles-Capitale.

La compilation de ces sources rencontre un double objectif :

  • fournir un premier état des lieux de l’offre et des flux alimentaires à Bruxelles,
  • identifier les données spécifiques liées à la « Good Food », tels que la présence de produits locaux, biologiques et équitables, le développement des circuits courts ou le volume et la gestion des invendus.

A l’issue de ce diagnostic, des recommandations devaient indiquer comment compléter les données utiles manquantes et améliorer le suivi statistique de l’offre alimentaire régionale.

Résumé

Cette étude conséquente est composée de sept parties.

I - L’introduction recadre le contexte et les objectifs recherchés.

II - La synthèse des résultats illustre les schémas d’approvisionnement de la distribution alimentaire et présente les chiffres d’affaires des différents secteurs dans la région. L’accent est mis sur les ventes liées à la « Good Food », c’est-à-dire les produits biologiques, locaux, de saison, équitables, etc. et les circuits courts. Un passage est également consacré à la question des invendus alimentaires. Et le chapitre conclut sur les enseignements à tirer de l’étude.

III - La méthodologie générale présente, secteur par secteur, les sources recensées et les secteurs alimentaires couverts. Elle classe également le niveau de qualité des données disponibles.

IV – Une quatrième partie présente en détail les résultats, les méthodes d’estimation et d’analyse et la notation des données synthétisées dans les deux parties précédentes.

V – Un court chapitre est consacré à l’estimation des quantités de produits alimentaires importés et exportés de Bruxelles. L’identification des moyens de transport utilisés est analysée en tant qu’indicateur de durabilité de l’offre alimentaire.

VI – Les entretiens menés dans le cadre de l’étude ont mis en lumière quelques tendances « Good Food » dans l’évolution de l’offre alimentaire. Ils ont également permis d’identifier des freins aux changements de comportements.

VII – Pour conclure, l’étude préconise une méthodologie pour la réalisation des évaluations complémentaires à mener.

Résultats

L’étude conclut que la photographie de l’offre alimentaire n’est que partielle et imprécise. De nombreuses pièces manquent, particulièrement pour la partie relative aux éléments « Good Food » (produits bio, locaux, etc.), soit parce que les données n’existent pas soit parce qu’elles sont gardées confidentielles pour des raisons commerciales. Le rapport apporte une série de recommandations sur les éléments complémentaires à collecter, indispensables pour composer une image plus fine et fiable.

La synthèse réalisée apporte toutefois des éléments d’information intéressants. Quelques extraits à titre d’exemples :

- la croissance du marché bio est plus forte à Bruxelles que dans les autres régions ;

- plus de 90% des produits vendus en circuits courts sont biologiques ;

- le système des paniers (circuit court) réalise un chiffre d’affaires cumulé de cinq millions d’euros dans la capitale ;

- la grande distribution assure plus des deux tiers des ventes de produits issus du commerce équitable ;

- le label MSC couvre environ 20% des ventes de poisson surgelé ;

- le transport des aliments par rail et par voie d’eau est quasi inexistant comparé au transport routier ;

- la quantité estimée d’invendus jetés par les acteurs de la distribution dépasse les 15.000 tonnes annuelles et, proportionnellement, les dons alimentaires sont encore très faibles ;

- etc.

Le rapport met également en lumière des freins au développement de l’offre « Good Food » :

- la production agricole limitée en bio ;

- la faiblesse des économies d’échelles réalisées sur les petits volumes de produits durables ;

- la complexité de la transition dans le secteur horeca due notamment aux difficultés d’approvisionnement en produits durables, aux contraintes de certification bio et à l’impossibilité de valoriser suffisamment cet engagement auprès de la clientèle.

Etudes

Maison Verte et Bleue

La Maison verte et bleue (MVB) encourage, en collaboration avec la Commune d'Anderlecht, la préservation de la vocation rurale de Neerpede à travers le développement de projets qui valorisent son potentiel économique, social et/ou environnemental. Au cœur d’un dispositif qui a tous les atouts nécessaires pour l’émergence d’une filière résiliente en alimentation, la MVB travaille avec différents partenaires pour valoriser les différents maillons de la chaîne alimentaire, y compris la sensibilisation.

Deux axes de travail principaux:

La Maison verte et bleue est partenaire du projet Boeren Bruxsel Paysans

Une préservation et une transition des espaces ruraux à Bruxelles !

Un lieu d’accueil pour découvrir les richesses de la nature sous toutes ses formes, à travers ses histoires et de nombreuses activités.

 

 

 

Animations écoles primaires

Animations écoles secondaires

Balades et ateliers groupes d'adultes  

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Public cible
Langues
Français
Néerlandais
Adresse

Rue du chaudron 1A
1070 Anderlecht
Belgique

Téléphone
02 527 04 45
Email
maisonverteetbleue@gmail.com

EVA asbl

L'asbl EVA invite les gens à intégrer une nourriture végétalienne, saine et durable, dans leur quotidien au travers d'informations, de bonnes recettes et d'activités savoureuses.


Jeudi Veggie est une campagne de l'asbl EVA menée avec le soutien de Bruxelles Environnement. La campagne du Jeudi Veggie est une campagne destinée au grand public et ne vise donc pas uniquement les végétariens ou ceux  qui mangent déjà régulièrement végétarien. Le but de la campagne est justement d’amener le grand groupe de mangeurs de viande à choisir un jour par semaine un délicieux repas veggie pour un jour sans viande ni poisson.

 

EVA offre également depuis 18 ans déjà, en tant qu'expert indépendant, de l'information, des ateliers et de l'inspiration sur tout ce qui tourne autour de l'alimentation veggie et végétalienne pour les professionnels de la cuisine (horeca et cuisine de collectivité). Nous vous aidons à cuisiner veggie ou à rentrer des produits veggie sur le marché. Découvrez ici ce que nous pouvons faire pour vous.

 

L'asbl EVA est soutenue dans son travail par des groupes locaux de bénévoles. Aussi à Bruxelles, où le groupe EVA Brussels organise différentes activités tout au long de l'année et en relaie d'autres. Suivez-les sur Facebook pour connaître leurs prochaines activités et n'hésitez pas à les contacter si vous avez des questions ou envie de les rejoindre !

 
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Langues
Français
Adresse

Mundo-B
Rue d'Edimbourg 26
1050 Ixelles
Belgique

Téléphone
0489 36 80 63
Email
pauline@evavzw.be

Le Réseau des GASAP

GASAP...

Un Groupe d’Achat Solidaire de l’Agriculture Paysanne (GASAP) est un partenariat local, en autogestion, entre un groupe de citoyens consommateurs et un ou plusieurs producteurs paysans.

Il existe déjà 92 groupes dont 5 Super GASAP actifs en Belgique, qui collaborent avec 32 producteurs (dont 9 producteurs à Bruxelles, 2 dans le Brabant flamand et 6 dans le Brabant wallon).

Chaque GASAP est constitué d'une vingtaine de personnes ou familles.

Pour trouver le GASAP le plus proche de chez vous, rendez-vous sur notre carte interactive.

 

... et Réseau des GASAP!

Le Réseau des GASAP est un réseau de citoyens et de producteurs qui construit un projet commun fondé sur une agriculture paysanne durable (locale, de saison, biologique, respectueuse de l’homme et de l’environnement) en vente directe.

L'association "Le Réseau des GASAP" fédère et soutient les GASAP et les producteurs partenaires, afin de favoriser le développement de circuits courts autogérés et d’encourager l’agriculture paysanne, dans le respect de la charte du Réseau des GASAP.

Dans ce cadre, elle poursuit trois objectifs principaux :

1. Développer les GASAP et des systèmes alimentaires alternatifs locaux

Le Réseau aide à la création de GASAP. Il soutient et accompagne les producteurs dans leurs projets agricoles. Il veille au respect des principes de la charte par les groupes et les producteurs.

​2. Relier producteurs et consommateurs

Le Réseau informe des rencontres favorisant les liens d'interconnaissance et de solidarité au sein des GASAP, entre producteurs et consommateurs. Il développe et diffuse des outils d'information et de communication. Si nécessaire, le réseau joue également un rôle de médiation.

3. Diffuser le modèle GASAP

Le réseau promeut les principes et les convictions qui animent les GASAP. Il anime en son sein des espaces de réflexion et de production d'idées. Il participe aux débats publics concernant l'agriculture et l'alimentation et y représente les GASAP. Il développe des liens avec les associations partenaires.

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Catégorie
Langues
Français
Néerlandais
Adresse

Avenue de la Couronne 382/A1
1050 Ixelles
Belgique

Email
coordination@gasap.be

Réduction des emballages de fruits et de légumes bio vendus dans la grande distribution

CODUCO, en collaboration avec Bioforum Wallonie, a étudié les possibilités d'arrêter la vente de produits bio emballés individuellement dans des contenants en plastique. De nombreux consommateurs se sont déjà plaints de ces emballages inutiles qui rendent impossible l'achat de produits bio sans qu'ils ne soient recouverts d'une grande quantité de déchets plastiques.

L'enquête menée auprès de plusieurs centaines de consommateurs, dans le cadre de ce projet, en est la preuve. Cette étude démontre que les supermarchés vendraient plus de produits bio s'ils étaient moins emballés. 

La recherche a démontré que les produits organiques génèrent environ 350 tonnes de déchets d'emballage par an. L'étude a également permis de trouver des solutions viables existantes dans les pays voisins. En Allemagne en particulier, des fruits et légumes biologiques ont été trouvés dans les supermarchés sans emballage inutile.

 

 

 

 

 

Cette étude a été financée par Bruxelles Environnement

 

Etudes

Manger sain et durable sans grignoter son budget : Trucs & astuces

 
Brochure, Alimentation21 & Bruxelles Environnement, 2015

Cette brochure présente une trentaine de pistes d’action vers une alimentation saine et durable dont l’impact est nul ou très faible pour le budget.

Objectifs

- Montrer que c’est possible de s’engager sur la voie de l’alimentation saine et durable même avec des petits moyens financiers.

- Aider les travailleurs sociaux à aborder, puis dépasser, la question du prix quand ils mènent des activités sur l’alimentation avec leurs publics.

- Proposer des pistes d’action concrètes accessibles à tous.

Résumé

Alors que les inégalités sociales liées à l’alimentation se creusent, la question du prix émerge souvent dès les premières minutes quand on parle d’alimentation saine et durable. Les ménages à petit budget ont le sentiment qu’elle est inabordable et s’en sentent exclus. Heureusement, l’alimentation de qualité, c’est bien plus qu’une histoire de marques et de labels !

Avec le projet pilote « L’alimentation durable, à quel prix ? », Alimentation21 a voulu explorer cet enjeu de l’accessibilité à une alimentation de qualité pour tous.

Les huit ménages participants ont notamment recensé une trentaine de pistes d’action ayant un impact financier nul ou très faible, voire positif pour le budget. Elles sont présentées dans cette brochure illustrée, destinée à toute personne souhaitant s’engager sur la voie d’une alimentation saine et durable sans grever ses finances.

Publics cibles

- Tout public

- Ménages à petit budget

- Travailleurs sociaux

En pratique

- Brochure illustrée, 24 pages, 2015

- Exemplaires imprimés sur demande : Bruxelles Environnement – 02 775 75 75 – www.bruxellesenvironnement.be - info@bruxellesenvironnement.be

- Egalement disponible en néerlandais

Documentation

Label Cantine Good Food (citoyens)

À Bruxelles, plus de 73 millions de repas sont servis chaque année dans les entreprises, administrations, écoles, universités, crèches, hôpitaux et maisons de repos. Autant de cantines qui peuvent solliciter le label Cantine Good Food.

Les restaurants de collectivité sont de plus en plus nombreux à prendre conscience de l’importance d’une alimentation durable. Ils proposent des produits locaux et de saison, concoctent des menus végétariens et mènent des actions pour limiter le gaspillage. Un engagement que Bruxelles Environnement souhaite encourager par l’octroi d’un label qui se veut évolutif. Le label permet de guider les cuisines collectives vers des pratiques plus durables.

 

Cantine ou resto ?

Le label Cantine Good Food concerne la restauration qui vise une collectivité, autrement dit une cantine. Elle se distingue des restaurants par 3 éléments :

Un service destiné à la collectivité 

La cantine fournit un service à une collectivité (école, entreprise, administration, hôpital, crèche, maisons de repos…), contrairement aux restaurants, qui proposent une offre aux particuliers. 

Un repas quotidien, généralement le midi

La plupart des cantines proposent exclusivement un repas à midi. Toutefois, dans certains secteurs (hôpitaux, maisons de repos, certaines entreprises), elles peuvent servir jusqu’à 3 repas/jour pour répondre aux besoins du personnel (l’offre n’étant pas destinée au grand public).

Une offre restreinte

La cantine gère d’importants volumes de repas, ce qui implique une offre restreinte. Les restaurants disposent d’une carte plus étendue.

 

Un label évolutif, de une à trois fourchettes

Le label octroyé aux cantines comprend une, deux ou trois fourchettes. Chaque niveau correspond à des critères de plus en plus diversifiés, pour une alimentation savoureuse, saine et respectueuse de l’environnement.

1ère fourchette : les critères obligatoires du Label Cantine Good Food

L’obtention de la 1ère fourchette est liée au respect des critères obligatoires, tels que :

  • Proposer une quantité minimale de produits biologiques, une offre végétarienne et des produits de saison ;
  • Lutter contre le gaspillage alimentaire ;
  • Informer et sensibiliser la clientèle à l’alimentation durable.

2ème et 3ème fourchette : des critères optionnels

Pour obtenir la 2ème et 3ème fourchette, la cantine doit répondre à des critères optionnels, démontrant un engagement plus approfondi. Par exemple : l’origine des œufs, la mise à disposition d’eau du robinet, l’offre de produits socialement responsables, etc.

 

Un contrôle est effectué par un organisme de contrôle indépendant après analyse du dossier. Une visite est prévue pour vérifier le respect des critères, les menus, les factures fournisseurs et les certifications le cas échéant.

Le label est valable pour une période de 3 ans. Des contrôles peuvent être organisés au cours de cette période. Après ce délai, une demande de renouvellement peut-être introduite. Une chance supplémentaire d’augmenter le nombre de fourchettes !

 

Les cantines labellisées

Pour découvrir la liste des cantines labellisées Good Food, rendez-vous sur le bottin Good Food !

Soutiens publics