éCLOSion - Potager Collectif Clos de la Forêt

Habitants d’un joli clos en bordure de Forêt de Soignes, nous souhaitons nous engager dans un projet commun visant à verdir l'espace actuellement inutilisé au centre du clos.

Nous souhaiterions revenir à l'essentiel à travers un potager collectif, créé et géré par petits et grands, et axé sur la culture de variétés locales en partenariat avec la grainothèque récemment créée au Centre Communautaire de Joli Bois.

Nous voulons également créer un espace vert et convivial (plantes favorables à la biodiversité, remplacement d’arbustes exotiques non favorables à la biodiversité, hôtel à insectes,  bacs en matériau recyclé de la marque belge ECO-oh, etc) et créer un compost collectif.

Nous avons pour objectif d’aménager l’espace dès début 2020, puis semer et planter au printemps. 

Projets inspirants

Fristouille

Fristouille est une structure d’indépendants qui accompagne tant les professionnels que les citoyens, mouvements et associations dans leurs projets d’éducation, d’idéation et de développement commercial autour de l'alimentation durable

Mission

Notre mission est de faciliter la transition vers une alimentation plus durable et respectueuse de l'environnement.

Activités

Fristouille a débuté avec la création d’un site internet de recettes durables (www.fristouille.org) et au fil du temps, a élargi ses activités. Nous sommes désormais 3 indépendants et fournissons les services suivants:

  1. Création de recettes durables
  2. Animations d’ateliers culinaires durables pour associations, écoles, mouvements de jeunesse, collectifs de citoyens
  3. Formations à l’alimentation durable
  4. Création de matériel pédagogique
  5. Idéation et création de produits ou services culinaires durables
  6. Stratégie de croissance de projets en alimentation durable
  7. Accompagnement, coaching et gestion du changement

Quelques projets que nous avons mené:

  • Animations culinaires “Pour plus de veggie et moins de gaspi” pour Bruxelles Environnement dans les écoles primaires et secondaires bruxelloises
  • Formation d’intendants de mouvements de jeunesse à l’alimentation durable dans le cadre de camps zéro déchet en partenariat avec Les Scouts, Les Guides Catholiques de Belgique, Les Scouts et Guides Pluralistes, Le Patro, Zero Waste Belgium et Terroirist
  • Création de “mix repas” pour Lili Bulk (Dhalicious, Burger Fever, Rebel Falafel, Thai’mtodine, Orzotto, Serious Couscous, Proteinburger) et lancement commercial
  • Création de fiches “Recettes de base” pour Bruxelles Environnement
  • Création de recettes pour recettes4saisons.brussels
Illustration
Catégorie
Public cible
Langues
Français
Adresse

Belgique

Téléphone
+32 498 68 69 46
Email
nicolas@fristouille.org
Autre catégorie
Structure d'indépendants

Vous avez un projet entrepreneurial en alimentation durable ? BoerenBruxselPaysans vous accompagne.

Pour tous les Bruxellois écologiquement, socialement & économiquement durables :

  • Production agricole
  • Artisanat alimentaire
  • Distribution & logique
  • Vente au détail ou en gros
  • Restaurants, cafés et traiteurs

Pourquoi ?

  • Plus d’autonomie alimentaire à Bruxelles
  • Plus d’emplois locaux
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Notre offre :

  • Diagnostic de l’existant & conseils
  • Soutien étude de marché
  • Développement business model & stratégie
  • Business plan (finance & marketing)
  • Aide aux démarches administratives, statuts juridiques…
  • Optimisation des processus de production
  • Questions foncières
  • Outils de communication & marques

Contact :

Formations / Acc

Inventaire et analyse des données existantes en matière de demande alimentaire à Bruxelles

Etude, Bruxelles Environnement, 2015, 41 pages

Cette étude recense les sources disponibles et synthétise les éléments d’information existants sur la demande alimentaire des particuliers dans la capitale. En effet, afin de développer une offre alimentaire durable qui corresponde aux attentes du marché (de la demande), il est indispensable de connaitre les besoins actuels et futurs de celui-ci.

Objectifs

Cette recherche visait à réaliser un inventaire, puis une analyse des données existantes en matière de demande alimentaire à l’échelle de la Région de Bruxelles-Capitale.

La compilation de ces sources répond à un triple objectif :

  • Identifier la situation actuelle ainsi que les freins et leviers vers une alimentation durable.
  • Répondre aux questions suivantes : Comment orienter l’offre ? Quelles perspectives de développement d’une offre en alimentation durable pour répondre à la demande ?
  • Sélectionner un set d’indicateurs de suivi.

Résumé

Un premier inventaire des sources de données disponibles a d’abord été réalisé. Sur base de cet inventaire, 4 thématiques clés ont été identifiées, ainsi qu’une thématique transversale. Les quatre thématiques autour desquelles se structurent les questions de l’étude sont les suivantes :

  • Profil et habitudes alimentaires
  • Etat de la consommation et perceptions des produits dits durables
  • Satisfaction des ménages par rapport à l’offre alimentaire
  • Tendances évolutives

La thématique transversale s’attache à l’identification des freins et des leviers pour transiter vers une alimentation durable.

Afin de cadrer les thématiques, un groupe de travail a ensuite été mis en place. Suite au travail de groupe, les thématiques identifiées ont pu être structurées autour de différentes questions clés.

Sur base d’un ensemble de sources bibliographiques et de rencontres en face à face avec les acteurs de l’alimentation sur le territoire de la RBC, l’étude dresse une synthèse des réponses aux questions identifiées.

L’analyse de ces informations permet de dégager des informations manquantes pour compléter les réponses aux questions, mais également des perspectives de développement de l’alimentation durable sur le territoire de la RBC.

Résultats

L’étude conclut que la photographie de la demande alimentaire n’est que partielle et imprécise, et ce pour plusieurs raisons : les données sont peu actualisées, les informations disponibles sont essentiellement qualitatives, il manque une cohérence d’ensemble entre les différentes études. Le rapport apporte une série de recommandations sur les éléments complémentaires à collecter, indispensables pour composer une image plus fine et fiable.

La synthèse réalisée apporte toutefois des éléments d’information intéressants. Quelques extraits à titre d’exemples :

  • Il n’y a pas de tendance nette dans l’évolution de la part du budget des ménages consacrée aux différentes catégories de produits, excepté pour la viande, où la tendance est à la baisse depuis l’année 2000 ;
  • Le temps consacré à la préparation et la prise des repas est inférieur à 30 minutes pour la majorité des Belges ;
  • Le critère « qualité » est souvent cité comme un critère de choix important lors des achats alimentaires ;
  • Lorsqu’il y a proposition, les critères « frais » et « de saison » primeraient par rapport aux critères « circuit court » et « respectueux de l’environnement »
  • Les fruits, légumes et produits biologiques sont les produits les plus recherchés dans le cadre de l’approvisionnement en circuit court ;
  • 92% des Bruxellois interrogés connaissent le principe du jeudi veggie ;
  • Les consommateurs sont peu satisfaits de l’offre alimentaire en général ;
  • etc.
Etudes

Projet de création d'un kit "Table durable entre voisins"

 

Ce projet a été mené par le service Développement durable de la Commune d'Etterbeek dans le cadre de sa politique de sensibilisation à l'alimentation durable, dont également le projet d'adoption de poules pour les particuliers ou via des poulaillers collectifs ou l’accompagnement de ménages Etterbeekois dans le cadre du « Défi alimentation durable ».

Le projet a abouti à la création d'un « Kit Table durable entre voisins », mallette rassemblant tous les éléments nécessaires à l'organisation d'une soirée-repas avec ses voisins autour du thème de l’alimentation durable. Cerise sur le gâteau : la préparation du repas et la dégustation festive sont assistées par un cuisinier spécialiste qui partage ses trucs et astuces avec les convives.

Objectifs

Au travers de la confection et du partage d’un repas durable, le kit rencontre un double objectif :

  • la sensibilisation à l’alimentation durable et l'invitation aux changements de comportements alimentaires ;
  • le développement de lien social et de convivialité entre voisins.

Résumé

L’hôte accueille ses voisins pour un cours de cuisine dispensé par un cuisinier spécialisé en alimentation durable (et rétribué par la Commune), puis pour la dégustation du repas préparé collectivement. 

L’hôte peut choisir son thème (cuisiner mon panier bio, plat anti-gaspi, etc.) ou proposer une recette qui sera « durabilisée » par le cuisinier professionnel, par exemple en intégrant le respect des saisons, en réduisant la quantité de protéines animales, etc.

Pour agrémenter la soirée, un kit d'accompagnement, facile à utiliser de manière autonome, aide à diffuser les concepts clés de l’alimentation durable, de façon pratique et conviviale.

Celui-ci comporte :

  • des outils pour permettre à l’hôte d’explorer les principes généraux de l’alimentation durable ;
  • des supports d’animation pour l’aider à expliquer ces principes à ses voisins lors de la soirée ;
  • du matériel pour la soirée (sets de table, affiche, étiquettes nominatives, etc.) ;
  • des outils pratiques que les participants peuvent conserver pour le quotidien (calendrier des fruits et légumes de saison, brochures sur les étiquettes et logos, etc.).

Le kit empruntable  est disponible gratuitement pour tout Etterbeekois et peut être utilisé à domicile ou dans un local mis à disposition.

 

Résultats inspirants

En 2015, 3 soirées 'tests' ont été organisées. Elles ont réuni 11 invités en plus des 5 hôtes (2 couples et 1 personne seule) et des membres de l’équipe communale chargés de l’évaluation. Ces soirées ont conduit à des ajustements pour améliorer le kit (résumé du déroulé de la soirée comme « pense-bête » pour l’hôte, inversion d’animations, « élagage » de texte, etc.).

Depuis, 9 soirées ont pu avoir lieu pour un total d'environ 70 participants. Par la suite des évènements 'retrouvailles' ont été organisés: l'idée est de réunir, 1 à 2 fois par an, tous les participants pour prolonger la sensibilisation à l'alimentation durable au-delà de la soirée du kit, au travers d'un moment convivial d'échanges et d'une auberge espagnole.

Le point fort du projet est la convivialité : l’atelier cuisine personnalisé donné par le cuisinier professionnel est motivant et le fait d’accueillir chez soi stimule l’échange entre les participants. Les concepts de l’alimentation durable sont vulgarisés et adaptés à la réalité quotidienne des personnes.

La difficulté du projet réside dans une implication suffisante de l’hôte : c’est lui qui explique l'alimentation durable à ses invités, avec ses mots et son expérience. En échange du prêt du kit et de l’atelier de cuisine offert, il lui est demandé de prendre connaissance des documents fournis et d’être le « moteur » de la soirée (enchaînement des animations, gardien du temps, etc.). Un entretien de préparation est prévu au moment du prêt du kit et une attention a été portée au contenu pour qu'il ne soit pas trop conséquent.

Contact

Service Développement durable, Commune d’Etterbeek

Tel : 02 627 27 87

Email : Etterbeek.durable@etterbeek.be

Projets inspirants

Assomption Sainte-Thérèse, à Watermael-Boitsfort - Une école ouverte sur une alimentation Good Food et l’environnement

L’Institut de l'Assomption Sainte-Thérèse est une école qui bouge, se pose des questions et cherche des solutions pour améliorer l’alimentation et, de manière plus générale, l’environnement au sein de son établissement. Elle développe des activités vertes et citoyennes, en coopération avec la commune. Lauréate du Bubble Festival 2017, avec son projet innovant de toilettes sèches pour les maternelles, l’Assomption Sainte-Thérèse continue depuis sur sa lancée : elle a reçu le label Eco-school en 2018. L’école dispose d’une parcelle au Chant des Cailles, potager collectif à proximité. Les enfants s’y rendent pour jardiner et se sensibilisent ainsi à une alimentation saine et durable.

L’école en bref   

Institut de l'Assomption Sainte-Thérèse                          

Avenue des Archiducs, 52                     Niveau : Maternel / Primaire

1170 Watermael-Boitsfort                  Nombre de repas chauds/jour : +/- 48

T. : +32 2 660 27 98     

Au menu   

  • En cuisine : le traiteur TCO livre les repas chauds au sein de l’école         
  • Collation santé pour tous : fruits ou légumes apportés chaque jour par les enfants
  • Jour du poisson : le mardi                                                          
  • Soupe 100% bio, proposée gratuitement aux enfants qui amènent leur pique-nique                                                                                                                        

Coût d’un repas : 3 € en maternelle et 3,5 € en primaire

La cantine sous la loupe

Un tiers seulement des élèves prend un repas chaud. Les réticences des parents s’expliquent essentiellement par les aspects coût et religion (pour les musulmans). Les enfants interrogés apprécient la qualité des repas, sauf le poisson ! Ils aiment particulièrement les légumes et les légumineuses. L’école mobilise tout un chacun pour réduire le gaspillage alimentaire au maximum.

Des actions pour mieux manger

Les enfants amènent chaque jour une collation saine, fruit ou légume. Sucreries, chips ou barres chocolatées sont interdits ! La collation santé s’accompagne souvent d’une petite chanson, pour motiver petits et grands : « Un petit concombre qui croque, qui croque, cric, croc… c’est mieux qu’un bonbon qui colle ».

Régulièrement, l’école cuisine avec les enfants. Le prochain défi : produire suffisamment de légumes pour les soupes ou les collations grâce à la parcelle du Chant des Cailles.

Deux composts, gérés par les 5e et 6e P, ont été installés : un pour les toilettes sèches et un autre pour les épluchures. Chaque classe dispose de sa propre poubelle à compost.

L’école préconise le zéro déchet : l’utilisation de la gourde et de la boîte à tartines a été instaurée pour tous et toutes.

Le ‘plus’ : la commune a invité l’ensemble des établissements scolaires de Watermael-Boitsfort à une réunion sur l’alimentation à l’école. Pour l'Assomption Sainte-Thérèse, pouvoir partager son expérience et devenir une source d’inspiration pour les autres ont été un vrai coup de boost !

Des résultats stimulants

Les petits de maternelle participent beaucoup à la vie du potager, où ils apprennent à découvrir et à apprécier les légumes frais.

Grâce à la politique ‘antigaspi’ de l’école et aux deux composts, le gaspillage est quasi nul. Les restes du repas chaud remplissent à peine 1/3 d’un petit bac. Au repas tartine, même constat : les parents ont appris à mettre les bonnes quantités dans la boîte de leur enfant. Si restes il y a, ils repartent à la maison, afin que les parents puissent encore ajuster le contenu de la boîte.

L’établissement met l’environnement au cœur de son projet. Les produits d’entretien utilisés sur place sont faits maison et 100% écologiques. Pour diminuer les déchets de boisson et privilégier l’eau du robinet, les élèves sont allés chercher des cruches chez Vivaqua.

Autres points d’amélioration    

Pour ne plus jeter de nourriture et sensibiliser davantage au zéro déchet, l’école a récemment accueilli des poules.

Inspiration

Cette année, l’école a organisé une grande fête durable, avec au menu stoemp bio, eaux aromatisées aux fruits rouges ou concombre menthe. Et comme dessert, des brochettes de fruits nappées de chocolat bio. La Good Food est toujours au programme !

Projets inspirants

L’École en Couleurs - Une cantine saine et durable

L’École en Couleurs porte bien son nom. Dans sa cantine, les enfants se régalent de menus qui font la part belle à la palette des saisons et à la créativité, un des grands principes de son projet éducatif. La directrice, madame Carael, proche de son équipe, est très attentive à la qualité des repas au sein de l’école. Un potager vient soutenir cette sensibilisation à l’alimentation saine et équilibrée.

L’école en bref   

École en Couleurs                                                                     

Rue Rodenbach 37                                                                      Niveau : Maternel / Primaire

1190 Forest                                                                                     Nombre d’enfants inscrits : ± 210       

T. : +32 2 343 86 44

Au menu   

  • En cuisine : les repas chauds sont préparés au sein de l’école      
  • Label bio : fruits, légumes, viandes                 
  • Label MSC (pêche durable) : poisson  
  • Jour veggie : le jeudi                                                               
  • Desserts : faits maison, pauvres en sucre           
  • Collation du matin (10 h) en maternelle : potage gratuit de légumes du potager                                                                                                                  

Coût d’un repas : 3 € en maternelle et 3,8 € en primaire

Chaque mois, le menu est affiché sur le site web de l’école.

La cantine sous la loupe

Il y a quelques années, Carol, la cuisinière de l’école, souhaite augmenter la qualité des repas. Elle constate qu’en se resservant, les enfants reprennent systématiquement de la viande au détriment des légumes. Or, en trop grande quantité, la viande est nocive pour la santé, sans compter l’impact sur l’environnement.

Une réflexion avec la direction de l’école est alors menée, afin de diminuer la viande dans les assiettes et proposer des repas plus durables. À cette occasion, Carol a bénéficié d’un accompagnement de Bruxelles Environnement dans le cadre du programme « Cantines durables ». L’objectif : proposer des menus plus sains sans augmenter les coûts du repas.

Des actions pour mieux manger

Pour diminuer la consommation de la viande, l’école a mis en place deux actions concrètes :

  • Un repas exclusivement veggie le jeudi
  • La diminution des portions de viande les autres jours de la semaine.

Une des difficultés était de trouver, chaque semaine, des idées de repas veggie. Grâce aux formations de Bruxelles Environnement, la cuisinière a mis au point des alternatives savoureuses : boulettes de légumes et pain pitta, lasagne végé, feuilleté au hachis de Quorn et riz, pâtes aux légumes…

Les autres jours, les enfants reçoivent uniquement la quantité de viande nécessaire, selon les recommandations de l’OMS.

L’astuce de la cheffe : les plus petits reçoivent, au premier service, un peu moins de viande que la portion règlementaire. Ils peuvent se resservir d’une petite portion de viande, et surtout de légumes. Pour les élèves du primaire, la juste quantité de viande est servie pour chaque table. Les élèves doivent se répartir le contenu du plat et ne peuvent reprendre que des légumes et des féculents.

Des résultats stimulants

Cette transition est réussie pour la cantine de l’École en Couleurs ! Aujourd’hui, les enfants mangent moins de viande, tout en bénéficiant d’une cuisine bio, locale et de saison pour une somme modique. Et, cerise sur le gâteau, on ne gaspille pas. Carol a été formée dans l’art de ne rien jeter. Les élèves sont eux aussi sensibilisés au gaspillage, avec une règle simple : « On se ressert ? Alors, on ne laisse rien dans son assiette ! »

Les parents encouragent la démarche, ils sont une des clés de la réussite du projet.

Autres points d’amélioration    

Comme dans de nombreuses cantines scolaires, le bruit dans le réfectoire et le peu de temps disponible pour le repas sont des éléments à améliorer dans le futur.

Inspiration

Pour instaurer une alimentation plus durable dans votre cantine, découvrez les formations « Cantines Good Food ».

Projets inspirants

L’École maternelle n°2 de Schaerbeek – Vers des repas progressivement plus Good Food

Depuis son ouverture en 2008, l’École maternelle n°2 a construit son projet pédagogique en mettant l’accent sur le bien-être des enfants. C’est donc naturellement qu’elle a développé de nombreux projets autour de l’environnement, de la nature et de l’alimentation. L’école accorde une attention toute particulière à l’écocitoyenneté. Elle a obtenu le label Eco-schools, en 2016 et 2018, pour ses actions concrètes en faveur de la durabilité. Sensibiliser les enfants, dès leur plus jeune âge, à l’alimentation respectueuse de l’environnement fait aujourd’hui partie intégrante de la vie scolaire.

L’école en bref   

École maternelle n°2                                                                               

Rue Quinaux 32                                                                                         Niveau : Maternel   

1030 Schaerbeek                                                                                     Nombre d’enfants inscrits : ± 285

T. : +32 2 216 00 82                                                                                Nombre de repas chauds/jour : 22

Au menu   

  • À la cantine : les repas chauds sont fournis par un traiteur désigné par la commune, avec des produits partiellement bio, locaux et de saison, selon un cahier des charges strict
  • Collation (matin) : fruit obligatoire pour tous !
  • Collation (garderie du soir) : indication de l’école sur les collations, avec un thème à respecter chaque jour (lundi : fruits ou légumes/mardi : fruits secs/mercredi libre, etc.)
  • Jour veggie : le jeudi                                                                    
  • Soupe bio gratuite fournie par le traiteur. Les soupes sont mises dans des cruches et déposées sur toutes les tables en classe.
  • Les collations sucrées (gaufres, barres chocolatées, etc.) sont interdites.

Coût d’un repas : 3,5 €

La cantine sous la loupe

Pour l’école, promouvoir une alimentation durable au sein de l’établissement nécessite d’impliquer les élèves, les enseignants et les parents. C’est un changement qui se fait progressivement, afin d’ancrer les pratiques de manière durable et de s’adapter aux réalités financières des parents. L’école essaie d’aller toujours plus loin, en appréhendant l’alimentation dans sa globalité.

  • Pari n° 1 : inscrire la collation fruit, ainsi que l’obligation de boire de l’eau dans une gourde, dans le règlement de l’école et ce, malgré quelques réticences des parents au début car les fruits ne font pas partie des habitudes alimentaires à la maison...Le slogan de l’école : la collation, c’est un fruit pour tout le monde !
  • Pari n°2 : améliorer la qualité des repas chauds, essentiel pour la cohérence du projet de l’école. Suite au changement de fournisseur à la cantine, plus qualitatif, la fréquentation du repas chaud a presque doublé, entre autres grâce à l’alternative végétarienne. Toutefois, le repas « tartines » reste une option beaucoup plus économique favorisée par de nombreux parents.
  • Pari n° 3 : lutter contre le gaspillage alimentaire, plus important au repas chaud qu’au repas tartines, car les assiettes sont trop généreuses. Les enfants ont tendance à se resservir trop et estiment mal leur véritable faim. Les enfants sont vite rassasiés et ne terminent pas leur assiette.

Des actions pour mieux manger

Pour accompagner le changement, l’école a mis en place quelques actions concrètes :

  • Il a été demandé à chaque parent d’amener un fruit par jour et tous les fruits sont partagés entre les enfants, ce qui permet d’éliminer les inégalités car tous profitent de leurs bienfaits pour la santé. Cela signifie également moins de déchets : les épluchures finissent au compost dans la cour.
  • Chaque enseignant dispose d’un petit matériel de base (éplucheur, planche à découper, petits bols, etc.). Les fruits sont découpés et ensuite, soit les élèves choisissent le fruit qu’ils aiment, soit tout est rassemblé dans un grand bol pour en faire une salade savoureuse.
  • La directrice distribue en début d’année des boîtes à tartines et des gourdes.
  • Chaque jour, une soupe bio est offerte à tous, une cruche est déposée dans les classes.
  • Dans le potager mis en place par l’école il y a quelques années, les enfants cultivent eux-mêmes les légumes qu’ils cuisinent ensuite en soupe, chips de patates ou légumes au four.
  • L’école sensibilise les enfants au gaspillage alimentaire et la dame qui distribue les repas tente d’évaluer la juste quantité de nourriture à servir.

Des résultats stimulants

Les parents des enfants, au départ peu habitués à manger des fruits ou des légumes dans leur famille, ont peu à peu pris conscience de ce qui est bon pour la santé de leurs enfants. À leur tour, les petits finissent par apprécier les fruits ! De même, grâce à la soupe offerte, c’est une réelle chance de pouvoir manger des légumes frais chaque jour. Elle est aujourd’hui dégustée avec plaisir par les enfants ! Et les parents peuvent s’inspirer des bonnes pratiques de l’école pour les mettre en place à la maison.

Autres points d’amélioration    

La fréquentation du repas chaud reste globalement très faible probablement à cause du coût car l’école est implantée dans une zone assez défavorisée.

Inspiration

Pour mener à bien ses projets, l’école fait appel aux services des espaces verts de la commune ou répond à différents appels à projets, dont ceux de Bruxelles Environnement. Au fil des années, de nouvelles idées surgissent : plantation d’arbres fruitiers en bacs, construction d’un tipi en saule, compost, potager, etc.

L’école est par ailleurs impliquée dans de nombreux projets liés à l’alimentation : réalisation d’une pyramide alimentaire en cageot, participation au Jardin des couleurs, au potager "de la terre à l'assiette", à la journée Croque ta pomme ou au réseau Idée.

Projets inspirants

Etude de faisabilité sur la rentabilité d'une activité de transformation d'invendus alimentaires et de logistique de produits alimentaires durables en Région de Bruxelles-Capitale

Etude, Factor-X / Hub.brussels / 2019

Cette étude examine deux business models en lien avec l’alimentation durable en Région bruxelloise : la transformation des invendus alimentaires, et la logistique du transport des produits alimentaires durables.

Objectifs

Cette étude, commanditée par hub.brussels, est consacrée à deux sujets liés à l’alimentation durable en Région de Bruxelles-Capitale : d’une part, la transformation des invendus alimentaires, et d’autre part, la logistique du transport des produits alimentaires durables.

Pour chacune de ces deux thématiques, l’étude poursuit un double objectif :

  • Etablir un état des lieux de la situation actuelle, en faisant ressortir les aspects qui pourraient poser problème ;
  • Proposer des pistes de solution et d’amélioration en réponse à ces aspects problématiques, en s’inspirant notamment de projets mis sur pied à l’étranger.

Résumé

1. En recoupant des chiffres issus de diverses sources, Factor-X estime qu’en Belgique, la quantité d’invendus alimentaires (fruits et légumes) s’élève à 9,4 tonnes par jour. En partant de ce constat, les auteurs se sont entretenus avec différents acteurs du secteur alimentaire bruxellois (distributeurs, producteurs, logisticiens…) afin de découvrir leurs tactiques de gestion de ces invendus ; celles-ci varient en fonction de la taille de l’acteur. L’étude s’intéresse également aux acteurs dont la gestion d’invendus est la tâche principale.

Suite à ces rencontres et à la création d’une simulation de modèle économique, les auteurs font ressortir les aspects potentiellement problématiques suivants :

  • Pour assurer une viabilité économique, il est nécessaire de traiter de grandes quantités d’invendus alimentaires (cibler les gros flux)
  • Les coûts de collecte peuvent être pénalisants ; il ne faut pas négliger la dimension logistique
  • Pour les petits acteurs, il est indispensable d’établir des partenariats
  • Il ne faut pas sous estimer les volumes à traiter pour atteindre la rentabilité (ni les infrastructures nécessaires)

Résultats :

Pour développer une activité rentable de transformation d'invendus alimentaire, l’étude fait ressortir les pistes de solution suivantes :

  • Nouer des partenariats avec la grande distribution ;
  • Se baser sur le travail d’acteurs existants, qui ont déjà des chaînes en place ;
  • Inciter les petits acteurs à collecter en vrac et à se concentrer sur les produits à haute valeur ajoutée ;
  • Mettre sur pied un observatoire du don alimentaire en Région de Bruxelles-Capitale ;
  • Développer particulièrement la transformation du pain invendu, car c’est un secteur actuellement très peu valorisé malgré son potentiel intéressant.

2. Quant à la logistique de transport de produits durables et locaux en Région bruxelloise, l’étude relève également plusieurs constats :

  • 1 véhicule sur 10 à Bruxelles est une camionnette de livraison, ce qui entraîne des externalités négatives ;
  • Le nombre de véhicules de livraison augmente d’année en année ;
  • Les expériences de livraison durables sont compliquées à mettre en place si un volume minimal n’est pas assuré ;
  • Certains acteurs ont des difficultés à se faire livrer (rues piétonnes, horaires…).

Résultats :

Les auteurs développent un modèle de distribution ambitieux et créatif qui consiste à mutualiser la logistique de minimum 130 acteurs Good Food, via des hubs logistiques (du plus gros au plus petit, plus on se rapproche du centre urbain), basé sur un abonnement avec montant fixe par livraison / jour pour les producteurs et les clients (commerces, restaurants...). Cette idée représenterait un investissement important (entre 7 et 12 millions d’€), mais les avantages pour la ville seraient multiples : diminution des externalités négatives des livraisons en ville, augmentation de l'accessibilité de la Good Food à Bruxelles, accès au marché bruxellois simplifié pour les producteurs...

Lien vers le PowerPoint résumant l'étude

Etudes

Le projet de récupération d’invendus alimentaires de la Croix-Rouge de Belgique

Lutter contre le gaspillage alimentaire au profit des plus démunis : c’est possible !

Répondre aux besoins d’aide alimentaire sur Bruxelles

Plus de 55 000 personnes ont besoin aujourd’hui d’une aide alimentaire sur Bruxelles. Des volontaires Croix-Rouge d’Auderghem, de Forest, d’Ixelles, de Schaerbeek et de Woluwe-Saint-Pierre  étaient déjà mobilisés pour répondre à ces demandes via des épiceries sociales ou des colis alimentaires, leur permettant d’aider en 2018 environ 665 personnes tous les mois, majoritairement grâce à l’achats de produits secs. Dans le but d’augmenter le nombre de personnes aidées et d’améliorer la qualité et la diversité des produits distribués aux bénéficiaires en incluant des produits frais, la coordination bruxelloise de la Croix-Rouge et les volontaires ont réfléchi ensemble à mettre sur pied un projet de récupération d’invendus alimentaires.

Agir ensemble pour lutter contre le gaspillage alimentaire

Appuyé par les jeunes du Lycée français d’Uccle et par un financement de Bruxelles-environnement, le projet a vu le jour au début de l’année 2019. Une équipe de 5 chauffeurs, volontaires et salariés, sillonnent 4 jours par semaine les rues de Bruxelles pour récupérer des invendus alimentaires dans des magasins partenaires. Les produits frais du marché matinal Bruxellois, de 8 autres magasins partenaires et les excédents du Lycée français sont ainsi récoltés en camion-frigo et distribués dans des associations partenaires ainsi que dans les groupes Croix-Rouge d’Auderghem, de Forest, d’Ixelles et de Woluwe-Saint-Pierre qui ont été équipées en matériel de stockage (réfrigérateurs et congélateurs).

Des premiers résultats prometteurs...

10 mois après le démarrage du projet, sur base d’une organisation à flux-tendus, nous arrivons aujourd’hui à collecter environ 3,75 tonnes par mois. Depuis janvier cela correspond à plus de 30 tonnes d’invendus récupérés et redistribués. Ces 30 tonnes nous ont non seulement permis d’aider plus de bénéficiaires dans chaque section locale, mais aussi d’aider d’autres organisations sur Bruxelles qui n’ont pas les moyens logistiques ou les ressources humaines nécessaires pour récupérer des produits frais, par exemple les sœurs de Mère Teresa à Saint Gilles chez qui nous passons 2 à 3 fois par semaine.  En 10 mois, l’ensemble des bénéficiaires de l’aide alimentaire de la Croix-Rouge est passé de  655 bénéficiaires par mois à 1641 bénéficiaires par mois ! La diversité de nos colis alimentaires s’en est vue nettement améliorée avec la distribution des fruits rouges, de fruits exotiques, de poissons, de viandes ou encore de produits laitiers.

... Et un futur à construire. 

Malgré cette augmentation du nombre de bénéficiaires de l’aide alimentaire Croix-Rouge, les demandes continuent à se faire de plus en plus importantes et viennent de toutes les communes de Bruxelles. Une analyse de besoins avec le groupe LOCO (Logistique Collaborative pour soutenir l’approvisionnement des organisations d’aide alimentaire en région bruxelloise) a mis en avant le besoin d’un appui logistique pour la récupération d’invendus dans les communes situées dans le Croissant Nord-Ouest de Bruxelles. C’est pourquoi le projet va continuer à se développer dans les prochains mois et des partenariats sont en cours de finalisation avec des nouveaux magasins.

Toutes les contributions sont les bienvenues pour continuer à faire grandir ce projet. Vous avez des idées de contacts et de partenaires ? Vous avez envie de devenir volontaire pour collecter, livrer ou distribuer aux bénéficiaires ? Vous souhaitez des informations supplémentaires ? N’hésitez pas à contacter : justine.forthomme@croix-rouge.be

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