Inventaire et analyse des données existantes en matière d’offre alimentaire en Région de Bruxelles-Capitale

Bruxelles Environnement, 2014, 154 pages

Cette étude recense les sources disponibles et synthétise les éléments d’information existants sur l’offre alimentaire proposée dans la capitale. Le rapport met notamment en avant l’intégration progressive des éléments d’une « Good Food » dans cette offre fortement diversifiée.

Objectifs

Cette recherche visait à réaliser un inventaire, puis une analyse des données existantes en matière d’offre alimentaire à l’échelle de la Région de Bruxelles-Capitale.

La compilation de ces sources rencontre un double objectif :

  • fournir un premier état des lieux de l’offre et des flux alimentaires à Bruxelles,
  • identifier les données spécifiques liées à la « Good Food », tels que la présence de produits locaux, biologiques et équitables, le développement des circuits courts ou le volume et la gestion des invendus.

A l’issue de ce diagnostic, des recommandations devaient indiquer comment compléter les données utiles manquantes et améliorer le suivi statistique de l’offre alimentaire régionale.

Résumé

Cette étude conséquente est composée de sept parties.

I - L’introduction recadre le contexte et les objectifs recherchés.

II - La synthèse des résultats illustre les schémas d’approvisionnement de la distribution alimentaire et présente les chiffres d’affaires des différents secteurs dans la région. L’accent est mis sur les ventes liées à la « Good Food », c’est-à-dire les produits biologiques, locaux, de saison, équitables, etc. et les circuits courts. Un passage est également consacré à la question des invendus alimentaires. Et le chapitre conclut sur les enseignements à tirer de l’étude.

III - La méthodologie générale présente, secteur par secteur, les sources recensées et les secteurs alimentaires couverts. Elle classe également le niveau de qualité des données disponibles.

IV – Une quatrième partie présente en détail les résultats, les méthodes d’estimation et d’analyse et la notation des données synthétisées dans les deux parties précédentes.

V – Un court chapitre est consacré à l’estimation des quantités de produits alimentaires importés et exportés de Bruxelles. L’identification des moyens de transport utilisés est analysée en tant qu’indicateur de durabilité de l’offre alimentaire.

VI – Les entretiens menés dans le cadre de l’étude ont mis en lumière quelques tendances « Good Food » dans l’évolution de l’offre alimentaire. Ils ont également permis d’identifier des freins aux changements de comportements.

VII – Pour conclure, l’étude préconise une méthodologie pour la réalisation des évaluations complémentaires à mener.

Résultats

L’étude conclut que la photographie de l’offre alimentaire n’est que partielle et imprécise. De nombreuses pièces manquent, particulièrement pour la partie relative aux éléments « Good Food » (produits bio, locaux, etc.), soit parce que les données n’existent pas soit parce qu’elles sont gardées confidentielles pour des raisons commerciales. Le rapport apporte une série de recommandations sur les éléments complémentaires à collecter, indispensables pour composer une image plus fine et fiable.

La synthèse réalisée apporte toutefois des éléments d’information intéressants. Quelques extraits à titre d’exemples :

- la croissance du marché bio est plus forte à Bruxelles que dans les autres régions ;

- plus de 90% des produits vendus en circuits courts sont biologiques ;

- le système des paniers (circuit court) réalise un chiffre d’affaires cumulé de cinq millions d’euros dans la capitale ;

- la grande distribution assure plus des deux tiers des ventes de produits issus du commerce équitable ;

- le label MSC couvre environ 20% des ventes de poisson surgelé ;

- le transport des aliments par rail et par voie d’eau est quasi inexistant comparé au transport routier ;

- la quantité estimée d’invendus jetés par les acteurs de la distribution dépasse les 15.000 tonnes annuelles et, proportionnellement, les dons alimentaires sont encore très faibles ;

- etc.

Le rapport met également en lumière des freins au développement de l’offre « Good Food » :

- la production agricole limitée en bio ;

- la faiblesse des économies d’échelles réalisées sur les petits volumes de produits durables ;

- la complexité de la transition dans le secteur horeca due notamment aux difficultés d’approvisionnement en produits durables, aux contraintes de certification bio et à l’impossibilité de valoriser suffisamment cet engagement auprès de la clientèle.

En guise de conclusion, des pistes de solutions et des recommandations sont préconisées par les auteurs, notamment :

  • le soutien aux coopératives agricoles et aux partenariats,
  • le soutien à la création de schémas logistiques d’approvisionnement pour la restauration,
  • l’encouragement de la distribution à intégrer davantage de produits locaux et de saison,
  • une meilleure communication sur les dates de consommation des produits,
  • une tarification incitative sur les déchets consommables,
  • etc.
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