Ter info: Deze studie bestaat enkel in het Frans.
Ce mémoire analyse les leviers dont dispose Bruxelles Environnement pour développer une filière céréales–farine–pain locale, biologique ou à faible impact environnemental. Le diagnostic montre un important déséquilibre : la Belgique produit peu de céréales panifiables, notamment en bio, alors que la demande bruxelloise augmente pour des pains de meilleure qualité.
La filière souffre d’une forte concentration : trois « géants » de la meunerie fournissent plus de 75 % des farines, surtout issues de grains importés. La boulangerie artisanale décline alors que les commerces « généralistes » telle que la grande distribution ont vu leur nombre croitre. Néanmoins, un nouveau segment de micro‑boulangeries durables se développe. Ces acteurs utilisent davantage de farines belges ou issues de moulins artisanaux, tandis que la majorité des pains consommés en RBC provient de boulangeries industrielles dépendantes de farines étrangères.
Les freins identifiés sont :
- la qualité perçue des farines belges (protéines, stabilité) ;
- le prix, bien que les farines belges ne soient pas moins compétitives que les farines françaises ou allemandes;
- la fidélité des boulangeries à leurs fournisseurs français, qui offrent formations et services inexistants en Belgique.
Du côté agricole, les céréales panifiables jouent surtout un rôle agronomique et sont peu rentables. L’absence d’une cotation, nécessaire pour les négociations sur le prix de vente, ou de sur-primes pour les variétés panifiables incite les producteurs à semer des variétés non adaptées à la meunerie. Pourtant, le potentiel agroclimatique belge est suffisant pour produire des céréales de qualité panifiable.
L’étude propose 11 mesures pour reterritorialiser la filière, parmi lesquelles : réformer la formation en boulangerie, soutenir la création de mouIins industrieIs mutuaIisés entre pIusieurs expIoitations agricoIes bio, mieux réguler le foncier agricole et défendre une révision de la PAC pour encourager la production alimentaire plutôt que non alimentaire.
En conclusion, une filière Good Food est possible. Une conversion limitée (1 ou 2 moulins industriels) suffirait à couvrir les besoins bruxellois. Un groupe croissant de paysans‑meuniers et de boulangeries artisanales engagées montre déjà la voie vers une filière plus locale, durable et résiliente.