Est-il préférable de pratiquer la taille en hiver ?

L’hiver est la période de prédilection où chacun empoigne son sécateur. Mais est-ce bien le bon moment pour entreprendre la taille ? Cette tradition de tailler en hiver nous vient des paysans de jadis. Ils ne taillaient qu’en hiver parce que c’était le seul moment où ils avaient le temps, et non pas parce que c’était plus profitable pour l’arbre. Le moment idéal pour la taille des arbres variera en fonction du type de fruit et du but de la taille.

  • Les fruits à noyau (tels que les cerises, prunes et noix) se taillent en été, après la récolte. Ne jamais tailler ce type d’arbre en hiver, afin d’éviter la contamination par le parasite de la maladie du plomb (Chondrostereum purpureum).
  • Les fruits à pépins (tels que les pommes et poires) supportent aussi bien la taille d’été que la taille d’hiver. La période idéale pour la taille des pommiers et des poiriers dépendra du but de l’intervention, car votre arbre réagira différemment selon que vous taillerez en hiver ou en été. Chacune des périodes de taille a ses avantages spécifiques.

Taille hivernale

La taille d’hiver stimule la formation de pousses. En raccourcissant une branche, celle-ci va se ramifier et repousser vigoureusement. De plus, en supprimant les pousses autour du point de taille, on induira l’apparition de gourmands ou des pousses verticales vigoureuses. La formation de pousses est surtout intéressante dans le cas de sujets jeunes ou, justement, très âgés, dont on veut stimuler la croissance. Plus précoce sera la taille d’hiver, plus forte sera la repousse.

Une des raisons principales qui justifie le choix d’une taille d’hiver, est le fait qu’elle permet une bonne évaluation de la structure de l’arbre défeuillé. Cela permet une analyse précise de l’arbre et une taille judicieuse et ciblée. En été, le feuillage de l’arbre empêche toute bonne appréciation de la structure d’un arbre. En outre, l’absence de feuilles en hiver réduit le volume des déchets de taille.

La période de taille hivernale s’étend de décembre à mars, soit de chute de toutes les feuilles jusqu’au débourrage. Toutefois, il faut éviter de tailler pendant les périodes de gelées sévères.

Taille estivale

La taille d’été freine la formation de pousses. Les branches coupées en été ne repousseront pas et il n’y aura pas de formation de gourmands autour de la plaie de taille. Un des grands avantages de la taille estivale est une cicatrisation rapide de la plaie. Contrairement à la période d’hiver, les arbres fruitiers sont très actifs en été et pourront mieux isoler la plaie due à la taille.

Une autre raison d’opter pour une taille estivale est que la suppression de branches feuillées profite à la croissance des fruits en libérant un supplément d’éléments nutritifs. En outre, cela apporte plus de lumière aux fruits. En été, les endroits de la frondaison qui manquent de lumière se remarquent facilement, et l’on peut ainsi supprimer aisément les branches qui portent trop d’ombre.

La taille estivale peut se pratiquer environ de la mi-juillet à la mi-septembre : dès la fin de la croissance des pousses printanières (quand le bouton terminal est bien formé) jusqu’à la chute des feuilles.

Notez qu’il n’est pas impératif de se tenir à une seule période de taille. Les opérations de tailles importantes peuvent être étalées sur les périodes d’été et d’hiver. Autre élément important, quel que soit le moment de l’année où vous taillez : opérez par temps sec ! Lorsqu’il pleut, le risque d’infection de la plaie est plus grand.

Documentation

Quel fruitier convient à un petit jardin urbain ?

De plus en plus de gens vivent en ville, où les jardins sont généralement un peu plus petits qu’à la campagne. Qu’à cela ne tienne, vous pouvez avoir un fruitier même dans les tout petits jardins urbains, voire sur un balcon. Vous devez évidemment vous adapter à l’espace restreint, mais un environnement urbain a aussi ses avantages.

En ville, par exemple, la température est toujours plus élevée de quelques degrés qu’à la campagne. Les fleurs risquent donc moins de souffrir du gel, d'autant plus si le fruitier est bien protégé du vent froid par des murs. En ville, vous pouvez donc vous permettre de planter des variétés sensibles au gel, voire des fruitiers plus exotiques tels qu’un pêcher ou un abricotier.

Quelle forme d’arbre ?

Les fruitiers avec des porte-greffes faibles sont idéaux pour les petits jardins urbains. Les basses tiges (de 2 à 3 m de diamètre) se plantent seuls ou en petit groupes. Optez pour des fruitiers en espalier si vous voulez quelque chose de plus rigide (et si vous disposez des connaissances nécessaires en matière de taille) ou pour une haie de fruitiers (1 m de diamètre) si vous voulez combiner beaucoup de variétés sur une petite superficie. Vous avez un tout petit balcon ? Il existe aussi des arbres en colonne (0,3 m de diamètre).

Vous préférez avoir plusieurs niveaux de hauteur dans votre jardin ? Vous pouvez alors planter des demi-tiges et des hautes tiges. N’oubliez pas de tenir compte de la force de croissance du fruitier. Choisissez un fruitier qui aura suffisamment d'espace dans votre jardin pour se développer. S’il manque de place, vous devrez le tailler régulièrement. Non seulement cette opération prend du temps, mais elle ne plait pas nécessairement à l’arbre. 

La force de croissance d’un fruitier dépend du type de fruit. Parmi les demi-tiges et les hautes tiges, ce sont les cognassiers, les pruniers, les pêchers et les abricotiers qui prennent le moins d’espace (demi-tige : 5 m de diamètre, haute tige : 8 m de diamètre). Vous souhaitez un pommier, un poirier ou un cerisier demi-tige ou haute tige ? Renseignez-vous auprès de l’horticulteur car les variations sont assez importantes en fonction de la variété que vous choisissez. Le diamètre varie de 5 à 8 m pour un demi-tige, et de 8 à 12 m pour un haute tige. Un noisetier convient moins bien à un petit jardin urbain car il prend beaucoup d’espace (haute tige : jusqu’à 15 m de diamètre).

Pensez aussi aux voisins si vous plantez un haute tige. Est-ce qu’il ne va pas leur faire trop d'ombre ? Pouvez-vous éviter que des branches ne pendent chez eux ? Y a-t-il beaucoup de feuilles qui tombent de l’autre côté du mur ? Vous pouvez toujours partager la récolte, ce qui aide à apaiser les esprits !

Vous avez de la place pour un seul ou pour plusieurs arbres ?

Il n’y a de la place que pour un seul arbre dans votre jardin ou sur votre balcon? Optez alors pour un fruitier autopollinisateur. Ce type d’arbre peut former des fruits avec son propre pollen. Les cognassiers, griottiers, pêchers, abricotiers et néfliers sont des fruitiers qui pratiquent l’autopollinisation. D’autres fruitiers comptent aussi des variétés autopollinisatrices (Discovery ou Santana pour les pommes, Conférence ou Beurré Hardy pour les poires, Queen Victoria pour les prunes, Lapins pour les cerises). Ces variétés sont idéales pour un petit jardin urbain.

D’autres fruitiers font de la pollinisation croisée et ne forment des fruits que s’ils sont pollinisés par le pollen d’un même type de fruitier mais d'une autre variété. Pour un même type de fruitier, vous devez donc toujours prévoir dans votre jardin deux arbres de variété différente. Si vous avez par exemple un poirier Doyenné du Comice, il vous faudra une autre variété de poirier, tel qu’un Beurré Hardy pour la pollinisation. A défaut de quoi le Doyenné du Comice ne produira pas de poire.

Supposons que vous vouliez un fruitier à pollinisation croisée mais que vous n’avez la place que pour un arbre. Vous pouvez alors éventuellement convenir avec vos voisins de planter des variétés qui se pollinisent mutuellement. Vous pouvez aussi envisager d’acquérir un arbre duo, où deux variétés de fruits sont greffées sur un seul arbre. Les fleurs de ces deux variétés peuvent se polliniser mutuellement et former des fruits. Attention que ce type d'arbre duo demande beaucoup d’attention. Si l’une des deux variétés a une croissance très importante, elle peut dominer l’arbre. Tenez bien cela à l’œil et rectifiez le tir par une taille adaptée.

Documentation

Comment faut-il tailler un fruitier jeune, adulte ou vieux ?

Vous associez la taille essentiellement au raccourcissement des branches ? Ce n’est pas tout à fait exact, puisque souvent, certaines branches doivent être supprimées complètement. Raccourcir ou supprimer ? Le type de taille est étroitement lié à la phase de vie de votre fruitier.

Le raccourcissement des branches stimule la croissance. Vous appliquerez donc essentiellement ce type de taille à de jeunes arbres ou à de très vieux spécimens. Dans le cas d’arbres adultes, il s’agit souvent de supprimer purement et simplement des branches entières. En effet, à ce stade de sa vie, une croissance trop importante n’est pas souhaitable car l’essentiel est la production de fruits.

La philosophie de taille change donc en fonction de l’âge de vos fruitiers.

Pour de jeunes arbres, on applique une taille de formation

Durant ses premières années, la seule chose que doit faire un fruitier, c’est bien pousser. À ce stade, les fruits ne sont pas encore importants. L’arbre doit devenir grand et fort pour pouvoir porter de grandes quantités de fruits plus tard. Il convient donc de donner la priorité au développement de quelques branches charpentières robustes et judicieusement placées.

Vous pouvez stimuler la croissance de ces jeunes branches en les raccourcissant systématiquement durant les premiers hivers. Il ne faut donc pas croire qu’il faut d’abord bien laisser pousser un jeune arbre avant de pouvoir le tailler. Au contraire, il faut stimuler la croissance. La taille profite à la taille ! Pour un basse tige, la taille de formation dure de 1 à 4 ans, alors que pour un demi-tige elle s’étend de 3 à 7 ans et de 5 à 12 ans pour un haute tige.

Pour les arbres adultes, on applique une taille d’entretien

Une fois que votre arbre a acquis une solide charpente, il est prêt à porter de délicieux fruits. Le mieux est que la production soit abondante mais surtout que les fruits soient bons. A ce stade, on se concentre donc sur la production de fruits. Veillez à ce qu'il y ait suffisamment de lumière et de circulation d’air dans l’arbre, et cherchez le bon équilibre entre croissance et floraison.

Les vieilles branches fruitières ont déjà porté tellement de fruits qu’elles se recourbent vers le bas, densifiant la couronne de l’arbre. Ces branches fruitières tombantes doivent être éliminées en été et/ou en hiver. Il convient de les couper à la base. Suite à la suppression du vieux bois, il y a plus de lumière qui pénètre dans la couronne, permettant à de nouveaux rejets d’apparaître, qui porteront bientôt des fruits à leur tour.

La taille d’entretien est assez simple. Si vous la faites bien et régulièrement, cette période de taille assez simple pourra se prolonger assez longtemps.

Pour les vieux arbres, on applique une taille de rajeunissement

Quand on a un vieux fruitier, la couronne devient rigide, les branches fruitières sont courtes et ramifiées, et les nouveaux rejets sont rares. Votre arbre entre dans sa dernière phase de vie, mais pas de panique...

Avec une bonne taille de rajeunissement, vous pouvez donner une nouvelle impulsion de croissance à votre fruitier, ce qui permettra aux branches fruitières de se renouveler. Pour ce faire, éliminez toutes les branches mortes, malades et vieilles, et raccourcissez les grosses branches charpentières afin de stimuler la repousse.

Le raccourcissement de branches charpentières lors de la taille de rajeunissement est une intervention drastique, à laquelle toutes les variétés de fruitiers ne résisteront pas de la même façon. Les fruits à pépins ont une grande capacité de régénération, mais les fruits à noyau un peu moins. Faites donc preuve de circonspection lorsque vous pratiquez une taille de rajeunissement. Veillez à ne jamais supprimer plus de vingt pour cent de l’ensemble de la couronne.

Documentation

Mettre une couche de paillage au pied des fruitiers

L’élément clé d’une culture écologique de fruits est d’avoir un sol sain. Mais comment faire pour obtenir et garder un sol sain sous vos fruitiers ? Mettez du paillage de feuilles, de déchets de taille ou de compost au pied de vos arbres. 

En couvrant le sol d’une fine couche de matière organique, vous stimulez la vie dans le sol et vous améliorez l’apport en humidité. Un paillage est en outre une source idéale de nutriments pour vos fruitiers, qui leur permet par ailleurs d’éviter d’entrer en compétition avec la couche herbacée.

Quelle matière organique ?

Toute matière organique n’est pas bonne à être administrée à vos fruitiers. Il faut une bonne proportion entre matière brune et matière verte. La matière brune (sciure de bois, bois de taille, écorces, litière et feuilles sèches) contient assez bien de carbone. La matière verte (herbe, déchets de jardin frais et secs, déchets de cuisine et engrais de poules), quant à elle, contient assez bien d’azote. Un fruitier a besoin d’assez de carbone - matière brune.

Un bon compost pour les fruitiers est un compost qui contient par exemple deux fois plus de matière brune que le compost ‘classique’ pour le potager. Faites donc un tas de compost séparé, avec plus de matière brune telle que de la sciure de bois, du bois de taille, des écorces, de la litière et des feuilles sèches. Ou, au besoin, ajoutez de la matière brune au compost que vous utilisez pour votre potager.

Les feuilles et le jeune bois de taille sont aussi d’excellentes sources de nutriments pour vos fruitiers. En revanche, il vaut mieux garder le vieux bois de taille pour votre poêle car il contient trop de carbone. Votre jardin ne vous fournit pas assez de déchets de feuilles et de jeune bois de taille ? Vous pouvez toujours acheter des copeaux de bois. Privilégiez dans ce cas les copeaux de bois de feuillus, et évitez les écorces et les sciures dont la teneur en carbone est trop élevée.

Attention ! Veillez à ce que la base du tronc reste libre lorsque vous disposez le paillage. La couche de compost et de copeaux de bois ne doit donc pas toucher le tronc. Cela protègera l’arbre contre les risques d'infections aux moisissures et les dégâts occasionnés par les campagnols. Le nœud de greffe doit lui aussi toujours rester libre. Vous pouvez disperser le paillage sous toute la couronne de l’arbre.

Comment nourrir les fruitiers ?

Un fruitier n’a pas besoin qu’on le nourrisse beaucoup. Si vous laissez les déchets de feuilles et le bois de taille au pied de votre arbre, vous n’extrairez des nutriments qu’au moment de la récolte. La perte est donc limitée.

  • Pour un basse tige, donnez environ un petit seau de compost ou deux seaux de copeaux de bois.
  • Pour un demi-tige, il vous faudra prévoir une demi-brouette de compost ou une brouette et demie de copeaux de bois.
  • Pour un haute tige, une brouette et demie de compost ou quatre brouettes et demie de copeaux de bois.

Les jeunes fruitiers ayant un grand besoin d’azote pendant leur croissance, vous pouvez leur donner durant celle-ci (basse tige : de 1 à 4 ans, demi-tige : de 3 à 7 ans et haute tige : de 5 à 12 ans après la plantation) environ un tiers en plus.

Quel est le meilleur moment ?

Étalez la matière organique au début du printemps (mars). C’est le moment où le sol s’éveille doucement et où les mauvaises herbes concurrentes doivent être réprimées.

Documentation

Les Aromatiques du Chant des Cailles

“Les Aromatiques”  vous invitent à l’expérience de saveurs authentiques !

Pour éveiller les sens des adultes et des enfants, des balades et des ateliers d’utilisation et de transformation des plantes sont organisés.

Le but est d'accompagner les utilisateurs des plantes vers plus d’autonomie d’utilisation des produits, de leur alimentation et de leur santé.

Trois formules d'ateliers, trois scénarios, mille idées et pour tous les goûts (de mars à octobre).

- Utilisation des plantes : Atelier DIY, d’une heure, autour des plantes, 1/mois, dimanche à 16h. Ils vous donneront plein d’astuces pour utiliser les plantes aromatiques au quotidien, et de bonnes idées de petits cadeaux.

- Balade herborisation : Balades et dégustation, 1/mois, 2 heures, dimanche de 11h à 13h. Les Aromatiques vous invitent à vous balader dans les rangées de culture de La Ferme du Chant des Cailles, pour découvrir ou redécouvrir trois plantes de saison.

- Atelier enfant (6-12ans) : Contact à la nature, 1/mois, 2 heures, dimanche de 11h à 13h (en même temps que la balade adulte). Le champ des Aromatiques se transforme en espace de jeu et d’apprentissage de la nature pour les enfants. Tout en bricolant ensemble nous découvrirons les secrets de la flore.

 

Plus d’info :

www.chantdescailles.be

facebook.com/Les-Aromatiques-du-Chant-des-Cailles

aromatiques@chantdescailles.be

Formations / Acc

Une formation potager pour les enseignant.e.s

Vous souhaitez commencer un potager dans votre école mais vous ne savez pas par où commencer?

Il y a un potager dans votre école et vous souhaiteriez y faire des animations et vous souhaiteriez en savoir plus?

Le Kiosque à Graines propose des animations pour les enseignant.e.s ! Une formation courte pour avoir des bases pour ensuite travailler avec les enfants autour du potager.

Concrètement, Kiosque se rend dans votre école un mercredi après-midi pour former une équipe pédagogique pendant 3h. 

N'hésitez pas à nous contacter !

Formations / Acc

éCLOSion - Potager Collectif Clos de la Forêt

Habitants d’un joli clos en bordure de Forêt de Soignes, nous souhaitons nous engager dans un projet commun visant à verdir l'espace actuellement inutilisé au centre du clos.

Nous souhaiterions revenir à l'essentiel à travers un potager collectif, créé et géré par petits et grands, et axé sur la culture de variétés locales en partenariat avec la grainothèque récemment créée au Centre Communautaire de Joli Bois.

Nous voulons également créer un espace vert et convivial (plantes favorables à la biodiversité, remplacement d’arbustes exotiques non favorables à la biodiversité, hôtel à insectes,  bacs en matériau recyclé de la marque belge ECO-oh, etc) et créer un compost collectif.

Nous avons pour objectif d’aménager l’espace dès début 2020, puis semer et planter au printemps. 

Projets inspirants

Comment planter un arbre fruitier ?

Planter un arbre, ça ne se fait qu’une seule fois ! Alors autant faire les choses selon les règles. Plantez au bon moment. Veillez à donner suffisamment de place à votre protégé. N’oubliez pas de le soigner correctement par la suite.

Le bon moment

Un arbre fruitier peut se planter de novembre à fin mars, pendant la période de repos. Le moment idéal est le mois de novembre, après la chute des feuilles. Les pêchers et les abricotiers font exception à cette règle. Ces arbres doivent être plantés en mars car les sujets jeunes sont sensibles au gel. Pour la plantation, il est bon de choisir un jour calme et nuageux. Évitez les périodes de gel et ne plantez jamais après plusieurs journées de pluies incessantes, quand la terre est gorgée d’eau.

De combien d’espace ont-ils besoin ?

Veillez à une distance de plantation suffisante. Cela n’a absolument aucun sens de planter un arbre fruitier qui ne disposera pas de l’espace nécessaire lorsqu’il sera devenu adulte. Un arbre qu’il faut contenir par des tailles annuelles ne sera pas heureux et ne produira pas beaucoup de fruits. Notez que les distances de plantation varient selon le type d’arbre fruitier. Un noyer haute-tige dépassera quinze mètres de diamètre, alors qu’un pêcher haute-tige ne dépassera pas huit mètres.

  Haute-tige Demi-tige Basse-tige Espalier Haie fruitière Fuseau
Distance de plantation/diamètre 8 à 12 m 5 à 8 m 2 à 4 m 0,4 à 2 m 0,5 à 1 m 0,3 à 0,4 m

Veillez aux bonnes relations de voisinage

Pour la plantation d’arbres et de buissons dans un jardin, le respect d’un certain nombre de prescriptions légales s’impose. À moins que vous n’ayez un accord particulier avec votre voisin, vous ne pouvez pas planter d’arbre à une distance inférieure à deux mètres de la limite de la propriété. Pour les buissons, cette distance minimale est de cinquante centimètres. Si vous plantez une haie avec votre voisin sur la limite de la propriété ou s’il est d’accord que vous plantiez un arbre à moins de deux mètres de la limite, prenez la précaution de mettre cet accord par écrit. Cela évitera toute discussion ultérieure. Même si vous respectez les distances légales, il est de bon commerce d’en parler à vos voisins.

Creuser le trou

Au moment de la plantation, il faut creuser un trou suffisamment grand pour accueillir les racines de l’arbre. Soit un trou d’environ 50 x 50 x 50 centimètres. À l’aide d’une bêche, vous vérifierez, sur une profondeur d’à peu près 70 cm, la présence d’une couche de pierres ou de terre plus compacte. Le cas échéant, il s’agira d’enlever les premières ou de percer la seconde avec une fourche à bêcher. Si vous plantez un arbre basse-tige dans un sol argileux ou sablonneux, veillez à mélanger deux seaux de compost à la terre retirée du trou.

Un jeune arbre a besoin de soutien

Placez un tuteur dans le trou de plantation avant d’y installer votre arbre, afin d’éviter d’endommager les racines. Enfoncez le piquet à environ dix centimètres de l’arbre, du côté des vents dominants (généralement à l’ouest). De cette façon le vent écartera l’arbre du tuteur ce qui limitera les risques de blessures. Enfoncez le piquet solidement dans le sol. Pour les arbres  hautes-tiges et demi-tiges, vous pouvez enlever le tuteur après trois ou quatre ans. Les basses-tiges ont besoin d’être soutenus tout au long de leur existence. Dès lors, ne leur enlevez jamais leur tuteur.

La plantation

Sitôt le piquet enfoncé, vous couperez au besoin les racines du plant qui auront été abimées lors de l’arrachage. Répartissez les racines restantes sur la surface au fond du trou. Veillez à planter votre sujet légèrement plus haut que souhaité, car la terre, en se tassant, entrainera l’arbre de quelques centimètres. Juste au-dessus du départ des racines vous remarquerez un bourrelet sur le tronc (le point de greffe). Il est important que ce bourrelet ne soit jamais placé sous la surface du sol, car vous obtiendriez un arbre tout à fait différent de celui que vous avez acheté ! En comblant le trou de plantation, pensez à secouer doucement votre arbre de haut en bas afin que la terre pénètre bien entre les racines. Quand le trou sera comblé, tassez légèrement la terre avec votre pied. Veillez à faire ceci avant d’arroser.

Vous avez bientôt terminé !

Pour parachever l’ouvrage, il ne vous reste plus qu’à lier votre arbre au tuteur à l’aide d’un lien de tuteurage. À cet effet, optez pour une bande élastique de bonne largeur. Posez la bande en huit, c’est-à-dire en la croisant entre le tronc et le tuteur, pour éviter le frottement entre l’arbre et son support. Veillez aussi à ne pas trop serrer afin que le lien ne s’incruste pas dans l’écorce. Pour terminer la plantation, donnez un demi à un seau d’eau environ.

N’oubliez pas d’indiquer le nom de la variété ainsi que les renseignements concernant le porte-greffe.

Documentation

Vous avez un projet entrepreneurial en alimentation durable ? BoerenBruxselPaysans vous accompagne.

Pour tous les Bruxellois écologiquement, socialement & économiquement durables :

  • Production agricole
  • Artisanat alimentaire
  • Distribution & logique
  • Vente au détail ou en gros
  • Restaurants, cafés et traiteurs

Pourquoi ?

  • Plus d’autonomie alimentaire à Bruxelles
  • Plus d’emplois locaux
  • Plus de savoir-faire local

Gratuit

  • Offre soumis à des conditions

Notre offre :

  • Diagnostic de l’existant & conseils
  • Soutien étude de marché
  • Développement business model & stratégie
  • Business plan (finance & marketing)
  • Aide aux démarches administratives, statuts juridiques…
  • Optimisation des processus de production
  • Questions foncières
  • Outils de communication & marques

Contact :

Formations / Acc

Comment tailler les arbres fruitiers en hiver ?

La taille d’hiver stimule la croissance de l’arbre. Du fait de la montée de la sève, les branches raccourcies vont recevoir un flux d’éléments nutritifs qui favoriseront la croissance et la ramification. C’est pourquoi la taille d’hiver est particulièrement profitable aux sujets jeunes, car elle favorisera le développement d’une ramure vigoureuse, promesse de récoltes futures abondantes. La taille des basses-, demi- et hautes-tiges est expliquée plus loin. Les arbres adultes et vieux se taillent de préférence en été.

Un arbre fruitier avec une ramure vigoureuse

Pour doter un arbre fruitier d’une ramure robuste, il faut choisir les branches charpentières les mieux disposées. Pour favoriser la croissance et la vigueur de ces dernières, il convient de les raccourcir chaque année. C’est ce qu’on appelle la taille de formation. L’idéal est de travailler avec trois à cinq branches charpentières robustes et saines. Voici la manière de procéder.

Taille de formation la première année

  • Choisir trois à cinq branches bien implantées, avec un écartement optimal et régulier, de telle manière qu’elles ne viennent à se croiser ou se frotter l’une contre l’autre. L’idéal serait qu’elles soient disposées à un angle de 45 à 60 degrés par rapport à la tige centrale ou le tronc. Il faut donc éviter de choisir des branches trop à l’horizontale ou à la verticale.
  • Une fois choisies, les branches seront raccourcies d’environ un tiers, juste au-dessus d’un œil pointé vers l’extérieur. Au printemps, ce dernier va croître vers l’extérieur et ainsi élargir la couronne de l’arbre.
  • Les branches mal placées seront supprimées. Afin d’éviter d’abimer l’arbre, il est prudent de ne pas couper trop à ras !

Taille de formation les années suivantes

  • Raccourcir de nouveau les branches charpentières d’un tiers, juste au-dessus d’un oeil pointé vers l’extérieur.
  • Toutes les branches secondaires trop verticales, celles qui poussent vers l’intérieur de la couronne ainsi que celles en concurrence avec les charpentières doivent être supprimées.
  • Si l’arbre présente une branche centrale (c.-à-d. en prolongement du tronc), il est possible, après un certain temps, de former une deuxième couronne au-dessus de la première. Dans ce cas, il faut veiller à conserver une distance suffisante par rapport à la première couronne. Pour un basse-tige, il faudra prévoir environ 40 à 60 cm ; pour un haute-tige, 100 à 120 cm.

Quand peut-on tailler ?

Pour les poiriers et les pommiers, la taille hivernale peut s’effectuer de janvier à la mi-mars, avant le débourrement. Pour les pruniers, cerisiers et pêchers, il est préférable d’attendre le plus longtemps possible afin d’éviter la contamination par le parasite de la maladie du plomb (Chondrostereum purpureum). Par conséquent, il est préférable de tailler les jeunes cerisiers et pruniers en mars, juste avant le débourrement. En revanche, il faut absolument éviter de tailler les noyers en hiver car le flux de sève provoque un « saignement » trop important.

Documentation