03/04/2024

Dans le cadre du réseau échange autour de la stratégie Good Food 2, une vingtaine d'acteurs des systèmes alimentaires bruxellois ont participé à une demi-journée de découverte de l’agriculture urbaine à Bruxelles. Cette rencontre, co-organisée avec le Facilitateur d’Agriculture Urbaine, a eu lieu le 26 mars 2024 à l'Espace-Test Agricole d'Anderlecht (ETA). L’ETA accueille plusieurs sites de production alimentaire où des porteur·se·s de projet en agriculture urbaine testent leur activité professionnelle.

Nous avons été accueillis au Kattekasteel par Gabriele Annicchiarico, de l’association Début des Haricots, qui joue le rôle d’accompagnateur de ces projets. Gabriele nous a d’abord présenté le fonctionnement du site. Chaque producteur·rice de l’ETA cultive pour une période test donnée sur une petite surface, en bénéficiant d’équipements communs, de canaux de commercialisation collectifs et d’un accompagnement individuel. Ce dispositif vise à lever un maximum de freins à l’entrepreneuriat en agriculture urbaine, et à viabiliser les différentes productions (maraîchage, tisanerie, fleurs,…) en test sur le site. Cette production locale garnit les assiettes bruxelloises via différents canaux : GASAP, épiceries, restaurants, vente sur place,… Au-delà de la vocation productive, le coordinateur a également évoqué les bénéfices liés à la multifonctionnalité de l’agriculture urbaine pour les bruxellois : pédagogique, sociaux, urbanistique, santé, qualité de vie… À titre d’exemple, les activités de l’ETA s’inscrivent dans la redynamisation du quartier.

Après cet exposé et la riche séance de questions-réponse, le groupe a profité d’une pause gourmande et conviviale, autour de produits bio et des tisanes produites sur le site de l’ETA.

Nous avons ensuite visité les infrastructures de l’ETA (parcelles, serres, équipements et atelier agricole,…) et fait une halte chez un producteur pour un partage d’expérience. Abdullah nous a raconté son parcours en tant que maraîcher, ses succès et ses enjeux (comme l’accès à la terre, la complexité des statuts juridiques,…). Passionné par son métier, il croit en la force du collectif afin de combiner les multiples casquettes (production, gestion, commercialisation,…) que doit souvent endosser un·e producteur·rice pour la viabilité de son activité.

Enfin, nous avons terminé notre visite par un bref chantier participatif. Ce moment nous a permis de mettre la main à la pâte en essayant la technique de la grelinette, en arrachant les plants de choux de Bruxelles après récolte et en recouvrant les parcelles de broyat et de compost. Ce bon moment actif, sous une météo clémente, a donné le sourire à tous les participants avant de clôturer la visite

Illustration